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contes et légendes
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fleurdeschamps
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MessagePosté le: Dim 24 Fév - 10:34 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

Le Loup-Vert de Jumièges.   



   
C’est de l’époque où vivait Saint Philibert, que date une légende à laquelle on rattache l’origine de certaine fête qui se célèbre à Jumièges, le jour de la Saint-Jean-Baptiste, avec un cérémonial fort bizarre, et à laquelle on a donné le surnom pittoresque de fête du Loup-Vert.
Saint Philibert, avant le temps de son exil, avait fondé un monastère de filles à Pavilly, auquel il avait donné, pour abbesse, Sainte Austreberthe, prieure de l’abbaye de Port-en-Somme. Sainte Austreberthe et ses religieuses étaient de vigilantes épouses du Seigneur, pleines de zèle pour le service divin, et qui, voulant contribuer, pour leur part, à la prospérité du monastère de Jumièges, s’étaient chargées de blanchir le linge de la sacristie.

Pavilly n’est éloigné de Jumièges que de quatre lieues ; un âne, dressé à ce charitable office, parcourait cette distance, allait et venait, transportant le linge, d’un monastère à l’autre, sans qu’il fût besoin que personne ne lui servît de guide, et plus fidèle qu’aucun commissionnaire de meilleur entendement.

Un jour à jamais néfaste, il arriva que le pauvre âne fit la rencontre d’un loup ; d’ailleurs, aussi sauvage que la forêt de Jumièges, théâtre du crime barbare dont il allait se rendre coupable. En effet, sans égard pour la modestie de l’âne, pour son obligeance, sans respect pour son droit inoffensif, et pour la charge bénite qui aurait dû servir à l’infortuné messager de sauvegarde inviolable, le loup vorace se jeta sur ce serviable animal, et le dévora.

La bête cruelle comptait fort bien s’en aller ensuite, au plus profond des bois, digérer en paix son forfait ; il n’en fut pas ainsi : Sainte Austreberthe s’était établie la garde officieuse de ses plus humbles subordonnés, seulement son système de police consistait à laisser le crime s’exécuter sans entraves, pour se ménager l’occasion d’en tirer ensuite un avantage exemplaire. Donc, après que l’âne eut été rongé jusqu’au dernier os, sainte Austreberthe apparut tout à coup sur le lieu du forfait ; elle réprimanda messire loup de la manière la plus navrante, et conclut en le condamnant à remplir à l’avenir, les fonctions dont sa victime s’acquittait naguère avec le zèle toujours égal de l’habitude.



   
Le loup, confus, ne se le fit pas dire à deux reprises, et nous devons même ajouter, à la louange du pénitent, qu’il emprunta les douces vertus de l’âne, et sut accomplir sa tâche, jusqu’à la fin de ses jours, avec une exactitude, une soumission irréprochable. A tout prendre, l’intervention de Sainte Austreberthe, et le miracle qui en fut la suite, ne sont point à dénigrer. En religion, comme en morale, une conversion équivaut à une résurrection. Extrait de "Normandie romanesque et merveilleuse", Amélie Bosquet (1845).




    
 
 
Le plus curieux des anciens usages est la procession du "loup vert" qui se fait encore à Jumièges avec un cérémonial fort bizarre. 
Le 23 juin, veille de la Saint Jean Baptiste, la confrérie instituée sous la vocation de ce bienheureux va prendre au hameau de Conihout le nouveau maître de cette pieuse association, qui ne peut être élu ailleurs. Celui-ci, autrement dit le "loup vert", revêtu d'une vaste houppelande et d'un bonnet de forme conique, très élevé, sans bords et de couleur verte ainsi que la robe, se met en marche à la tête des frères. Ils vont, en chantant l'hymne de la Saint-Jean, au bruit des pétards et de la mousquetade, la croix et la bannière en tête, attendre, au lieu-dit le Chouquet, le curé qui, prévenu par le bruit, vient, entouré de son clergé champêtre, se réunir à eux ; de là, il les conduit à son église paroissiale où les Vêpres sont aussitôt chantées.
Un repas, tout en maigre, préparé chez le loup, et des danses exécutées devant sa porte occupent le reste du jour jusqu'à l'heure où doit s'allumer le feu de la Saint-Jean.
Après un "Te Deum" chanté autour d'un bûcher qu'ont allumé en cérémonie et au son des clochettes un jeune garçon et une jeune fille parés de fleurs, un individu entonne en patois normand un cantique qui rappelle la prière "ut queut laxis".


Pendant ce temps, le loup en costume, ainsi que les frères, le chaperon sur l'épaule, se tenant tous par la main, courent autour du feu en front après celui qu'ils ont désigné pour être le loup l'année suivante. On conçoit que ces singuliers chasseurs ainsi disposés, il n'y a que celui de la tête et celui de la queue de la file qui aient une main libre, il faut néanmoins saisir et envelopper trois fois le futur loup qui, dans sa course, frappe indistinctement toute la file d’une grande baguette. 
Lorsque les frères s’en sont enfin emparé, ils le portent en triomphe et font semblant de le jeter dans le bûcher.Cette étrange cérémonie terminée, on se rend chez le Loup Vert en titre, on y soupe encore maigre. La moindre parole immodeste est signalée par le son des clochettes disposées auprès d’un censeur.
Ce bruit est l’arrêt qui condamne le contrevenant à réciter, debout, à haute voix le Pater Noster. A l’apparition du dessert ou à minuit sonnant, la liberté la plus entière succède à la contrainte, les chants bachiques remplacent les hymnes religieux et les maigres accords du ménétrier du village peuvent à peine s’entendre à travers les voix détonantes des joyeux convives.
Le lendemain, 24 juin, la Saint Jean Baptiste est célébrée par les mêmes personnages, avec de nouvelles cérémonies. On promène un énorme pain béni à plusieurs étages, surmonté d’une pyramide de verdure ornée de rubans. Après quoi, les clochettes sont confiées, comme signes de sa future dignité, à celui qui sera le prochain Loup Vert.

C.A. DESHAYES - Histoire de l’abbayeroyale de Jumièges (1829)  
 

 

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MessagePosté le: Dim 24 Fév - 10:34 (2013)    Sujet du message: Publicité

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claudine
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MessagePosté le: Dim 24 Fév - 11:02 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

 belle initiative que d'ouvrir ce topic!  Fleurdeschamps, je vais essayer de l'alimenter avec nos contes et légendes de Belgique!

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fleurdeschamps
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MessagePosté le: Dim 24 Fév - 11:06 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

  ca serait super
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jicel
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MessagePosté le: Dim 24 Fév - 18:57 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

intéressant Fleurdeschamps Okay  même si je ne lis pas tout  Embarassed   Wink

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crisilie
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MessagePosté le: Lun 25 Fév - 00:18 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

- excellent , à suivre Razz

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fleurdeschamps
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MessagePosté le: Mar 26 Fév - 10:21 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

 
 
"Légende d'Alsace"  
 
LE DIABLE ET LA CATHÉDRALE DE STRASBOURG 
 
 
Selon une légende, le diable aurait eu une grand-mère alsacienne. C’est sans doute la raison pour laquelle il aime tant ce pays et lui rend de fréquentes visites. 
 
 
Le diable, parti en voyage, avait prit pour coursier le vent que rien n’arrête et qui ne connait nul fatigue. Sur le chemin du retour, l’idée lui vint de visiter la cathédrale de Strasbourg, le diable aperçut l’édifice en chantier. Intrigué, il demanda au vent de le déposer là et de l’attendre. 
 
 
Il inspecta la façade qui lui plut, découvrit, tout heureux, sa statue sur le portail sud. Il entra dans la cathédrale, la visita de fond en comble. Il tomba en extase devant l’une et l’autre sculpture, et, soudain, résonna la sonnette de la messe qui commençait. Il fut immédiatement enfermé dans une colonne de grès. 
  
 
Le vent, attendant en vain son maitre, commença à s’impatienter puis se mit à courir autour de la cathédrale ; voilà pourquoi il y a toujours du vent autour de la cathédrale de Strasbourg. 
 
 
 
  
 

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claudine
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MessagePosté le: Mar 26 Fév - 11:17 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

 
 
représentation du diable sur un vitrail de la cathédrale 
 
 j'ignorais cette légende pourtant j'ai visité la cathédrale sous toutes ses coutures! je posterai des photos mais je ne sais où...à réfléchir! 
 
Fleurdeschamps  

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claudine
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MessagePosté le: Mer 27 Fév - 15:53 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

Esprits des forêts et de la nuit:Les nutons 
 
  
Le nuton  est une petite créature du folklore et des croyances populaires des Ardennes et de la Wallonie, très proche du lutin avec lequel il partage son origine linguistique. 
Petits génies des forêts et des champs, les nutons (de l'ancien français netun : sorte de démon, et du wallon nutt' : nuit) habitaient les grottes et les failles des rochers. Tantôt cordonniers, tantôt forgerons ou rétameurs, ils étaient très habiles en toute espèce de métiers. Parfois commis à la garde d'un trésor, leur force physique exceptionnelle en faisait des êtres redoutés.

Susceptibles et rancuniers, ces nains châtiaient durement ceux qui les provoquaient. Il était donc dans l'intérêt des hommes d'entretenir avec eux des relations de bon voisinage. Pour s'attirer leur bienveillance et rétribuer leurs services, les campagnards leur faisaient des dons en nature (des œufs, du pain, du lait, du beurre...), lesquels étaient généralement déposés à proximité de leur habitat. Ces offrandes perpétuent-elles le souvenir d'une dévotion? Les nutons sont-ils les successeurs d'anciennes divinités entrées dans le folklore?


Malgré l'existence de nutonnes, ces nabots s'amourachaient facilement des jeunes villageoises et se rendaient parfois coupables de substitutions d'enfants nouveau-nés. Pour se débarrasser des nutons, ou faire éclater leur supercherie, les villageois usaient d'un stratagème à base de coquilles d'œufs, lequel vexait les petits hommes ou les démasquait. Répandus dans toute l'Ardenne sous différentes appellations (nutons, lutons, sotês, massotês...), ces nains jouissent encore d'une certaine popularité auprès des campagnards.


La Maison des nutons:

En Haute-Lesse, entre les villages d'Anloy et de Glaireuse, le Bois de Cuy est clairsemé d'éboulis, d'affleurements schisteux, de blocs moussus dont certains ont roulé jusque dans la rivière. Dans ce site sauvage, plusieurs cavités, dont un bel auvent rocheux appelé la Maison (ou le Trou) des nutons, auraient abrité ces nains capricieux et folâtres du légendaire ardennais.



A quelques pas de là, au bord des rapides de la Lesse, gît une grande pierre couverte de petits évidements circulaires qui, d'après la tradition, servaient d'assiettes et de tasses aux nutons lors de leurs repas nocturnes. On montre aussi, sur une roche voisine, un plat et un fauteuil dont l'usage était, paraît-il, réservé au patriarche des petits hommes.


Les nutons de Cuy fabriquaient des outils. En échange de ce travail, ils venaient s'approvisionner en nourriture à Anloy. Un jour, une femme de ce village se rendit à la Maison des nutons pour soigner un nain tombé malade. Pour la récompenser de son dévouement, le nuton lui prit son tablier et y fourra quelque chose. En le lui remettant plié en quatre, il insista pour qu'elle ne l'ouvre pas avant d'être rentrée chez elle. Mais, en chemin, poussée par la curiosité, elle déplia le tablier et vit une multitude de flocons d'avoine s'envoler avec le vent. Pensant que c'était une bien maigre obole qui lui échappait, la femme continua sa route, se promettant à l'avenir de ne plus aider les petits hommes. Mais, de retour à sa maison, elle remarqua qu'une pièce d'or était accrochée à son tablier. Espérant que les autres flocons d'avoine s'étaient eux aussi transformés en or, elle retourna à l'endroit où elle les avait perdus. Malheureusement, elle ne trouva rien et se repentit longtemps de sa curiosité.





  

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jicel
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MessagePosté le: Mer 27 Fév - 18:44 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

Okay Okay Okay  

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fleurdeschamps
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MessagePosté le: Mer 27 Fév - 21:55 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

   Claudine , les Nutons,  ca  me rapelle une legende entendue lors d' une journée se raportant à l'époque des Vikings 
   


   Claudine 
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Dernière édition par fleurdeschamps le Mer 27 Fév - 22:39 (2013); édité 1 fois
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crisilie
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MessagePosté le: Mer 27 Fév - 22:02 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

                                           

LA LÉGENDE DU CHEVAL BAYARD
file:///C:/Documents%20and%20Settings/Robert/Bureau/Chemin%20de%20fer/A%20l…
     cavaliers sur un cheval chevauchaient à travers l'Ardenne en nourrissant l'espoir d'être, un jour, adoubés chevaliers par le grand empereur CharlemagQuatrene.
    Pour leur malheur, Bertholet, neveu de l'empereur, s'en était pris à Renaud, le moquant, l'injuriant parce qu'il avait l'air doux et paisible et qu'il avait l'aspect un peu rustre des paysans ardennais, qu'il n'était pas affiné et bien-disant comme ceux qui fréquentaient la cour de l'empereur à Aix-la-Chapelle.
    Renaud avait cogné, cogné dur même et il avait donné une bonne correction à cet avorton outrecuidant.
    L'empereur, dans sa colère, avait fait des quatre frères des proscrits. Renaud, Guiscard, Richard et Allard, les frères au grand coeur, eux qui allaient lui offrir leurs bras et leur coeur fidèle d'Ardennais, victimes de l'injustice, durcis dans leur orgueilleuse soumission devaient maintenant fuir dans la nuit, juchés sur leur fidèle destrier.
file:///C:/Documents%20and%20Settings/Robert/Bureau/Chemin%20de%20fer/A%20l…    On disait que la force de son sabot puissant, s'appuyant sur la roche, pour un élan, y laissait son empreinte ou la fendait. Après chacun de ses bonds prodigieux, Bayard, doté d'une force nouvelle, repartait, laissant l'ennemi devant l'obstacle infranchissable.
    Un jour que tous quatre chevauchaient sur les hauteurs de Dinant, Allard, qui occupait la dernière place sur la croupe de l'animal, aperçut une armée de soldats lancés à leur poursuite. Renaud éperonna leur cheval Bayard, qui se mit à galoper, caracoler dans la plaine qui s'offrait à lui.
     Quatre cavaliers sur un cheval chevauchaient à travers l'Ardenne en nourrissant l'espoir d'être, un jour, adoubés chevaliers par le grand empereur Charlemagne.
    Pour leur malheur, Bertholet, neveu de l'empereur, s'en était pris à Renaud, le moquant, l'injuriant parce qu'il avait l'air doux et paisible et qu'il avait l'aspect un peu rustre des paysans ardennais, qu'il n'était pas affiné et bien-disant comme ceux qui fréquentaient la cour de l'empereur à Aix-la-Chapelle.
    Renaud avait cogné, cogné dur même et il avait donné une bonne correction à cet avorton outrecuidant.
    L'empereur, dans sa colère, avait fait des quatre frères des proscrits. Renaud, Guiscard, Richard et Allard, les frères au grand coeur, eux qui allaient lui offrir leurs bras et leur coeur fidèle d'Ardennais, victimes de l'injustice, durcis dans leur orgueilleuse soumission devaient maintenant fuir dans la nuit, juchés sur leur fidèle destrier.
file:///C:/Documents%20and%20Settings/Robert/Bureau/Chemin%20de%20fer/A%20l…    On disait que la force de son sabot puissant, s'appuyant sur la roche, pour un élan, y laissait son empreinte ou la fendait. Après chacun de ses bonds prodigieux, Bayard, doté d'une force nouvelle, repartait, laissant l'ennemi devant l'obstacle infranchissable.
    Un jour que tous quatre chevauchaient sur les hauteurs de Dinant, Allard, qui occupait la dernière place sur la croupe de l'animal, aperçut une armée de soldats lancés à leur poursuite. Renaud éperonna leur cheval Bayard, qui se mit à galoper, caracoler dans la plaine qui s'offrait à lui.
    Soudain, il trouva devant lui une faille immense dans le sol, un sillon large au fond duquel coulait la Meuse. Aucuneautre issue, il fallait passer. Renaud enfonça ses éperons dans les flancs du fidèle Bayard qui prit son élan et frappa le rocher de ses sabots. Ses jarrets contractés se détendirent et tels une catapulte le lancent dans un bond prodigieux.
    Tout à coup, un choc sourd: ils atterrissent. Le fleuve est derrière eux et oh! Merveille! Un monolithe dressait sa pyramide vers le ciel, détaché de la paroi rocheuse par l'élan du coursier.
    En ce temps-là, c'était une merveille de les voir: ils allaient à travers tout, par dessus les haies et les rivières, comme l'ouragan. Ils n'avaient peur de rien! Ils attaquaient un contre cent et galopaient sans trêve, d'un bout de l'Ardenne à l'autre.

    Les émissaires, les éclaireurs et les patrouilles de Charlemagne ne laissaient aucun répit aux quatre frères, obligés de fuir sans cesse, si bien qu'un jour, ils se rendirent et firent soumission à l'empereur.
    Renaud prit le bâton du pèlerin et partit en Terre Sainte, tandis que leur fier destrier fut noyé dans la Meuse à Liège. On lui attacha une grosse pierre autour du cou et on le précipita dans les flots du fleuve du haut d'un pont. Il coula à pic, mais d'un coup de collier désespéré, il fit rompre le lien qui l'attachait à la pierre, remonta sur la berge et s'en alla à la recherche de ses maîtres.
    D'est en ouest, du nord au sud, de castel en clairière, par les forêts et les plateaux, de la Meuse à l'Amblève, de l'Amblève à la Semois, à travers l'Ardenne wallonne toute entière, il galopait dans la nuit, hennissait de désespoir. C'était ce hennissement lugubre et désespéré qui faisait mugir les forêts flagellées par l'ouragan et frissonner les coeurs au fond des chaumières, devant les bûches de l'âtre rallumé à l'automne.
http://static.skynetblogs.be/media/85130/dyn005_original_507_816_pjpeg_2591…
  
platea Soudain, il trouva devant lui une faille immense dans le sol, un sillon large au fond duquel coulait la Meuse. Aucune autre issue, il fallait passer. Renaud enfonça ses éperons dans les flancs du fidèle Bayard qui prit son élan et frappa le rocher de ses sabots. Ses jarrets contractés se détendirent et tels une catapulte le lancent dans un bond prodigieux.
    Tout à coup, un choc sourd: ils atterrissent. Le fleuve est derrière eux et oh! Merveille! Un monolithe dressait sa pyramide vers le ciel, détaché de la paroi rocheuse par l'élan du coursier.
    En ce temps-là, c'était une merveille de les voir: ils allaient à travers tout, par dessus les haies et les rivières, comme l'ouragan. Ils n'avaient peur de rien! Ils attaquaient un contre cent et galopaient sans trêve, d'un bout de l'Ardenne à l'autre.
    Les émissaires, les éclaireurs et les patrouilles de Charlemagne ne laissaient aucun répit aux quatre frères, obligés de fuir sans cesse, si bien qu'un jour, ils se rendirent et firent soumission à l'empereur.
    Renaud prit le bâton du pèlerin et partit en Terre Sainte, tandis que leur fier destrier fut noyé dans la Meuse à Liège. On lui attacha une grosse pierre autour du cou et on le précipita dans les flots du fleuve du haut d'un pont. Il coula à pic, mais d'un coup de collier désespéré, il fit rompre le lien qui l'attachait à la pierre, remonta sur la berge et s'en alla à la recherche de ses maîtres.
    D'est en ouest, du nord au sud, de castel en clairière, par les forêts et les ux, de la Meuse à l'Amblève, de l'Amblève à la Semois, à travers l'Ardenne wallonne toute entière, il galopait dans la nuit, hennissait de désespoir. C'était ce hennissement lugubre et désespéré qui faisait mugir les forêts flagellées par l'ouragan et frissonner les coeurs au fond des chaumières, devant les bûches de l'âtre rallumé à l'automne.

                                                                             


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fleurdeschamps
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MessagePosté le: Mer 27 Fév - 22:05 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

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MessagePosté le: Mer 27 Fév - 22:35 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

"Le Prieuré des deux amants"  
 
(Eure-  Normandie) 
 
 
C'est d'une main de fer que le sire Malaunay tenait sa baronnie. Chacun le craignait et nul n'aurait osé s'opposer à sa volonté. Or, son désir le plus cher était que personne ne lui ôtât sa fille, la douce Geneviève.
Mais l'enfant avait secrètement offert son cœur au chevalier Baudouin, qui l'aimait au moins tout autant en retour.
Les jeunes amants bénissaient les fréquentes parties de chasse du seigneur, qui favorisaient leurs rencontres.
Au jour de Noël, Sire Malaunay, bien loin de vouloir participer à quelque événement religieux, était une fois encore parti chasser.
Mais la foule, elle, avait à cœur de célébrer la naissance du Christ en se réunissant à la chapelle. Seulement, pour y parvenir, il fallait atteindre le sommet d'un sentier tortueux, au prix d'un grand effort.
La belle Geneviève commença l'expédition, rapidement assistée de Baudouin, qui n'était jamais loin.
Mais alors que chacun progressait sur la longue et difficile pente, le baron Malaunay apparut devant les deux amants tel un loup enragé!
Alors qu'il allait corriger le jeune homme en lui perçant la peau, sa fille se jeta devant la lame qui se figea; le père était parvenu à retenir son geste à temps! Mais sa colère ne faiblit pas. S'il voulait Geneviève, Baudouin devait alors la porter, sans reprendre ses forces, jusqu'à la chapelle. S'il échouait, il serait alors au service du père. Tel était le marché lancé par sire Malaunay.
Baudouin, qui y vit une faible chance tout de même -car enfin, il avait au moins un espoir d'épouser son amante- accepta, avec grand peur.

C'est au prix d'un effort mortel qu'il porta sa bien-aimée jusqu'au sommet. Il tomba dans un souffle, pour ne plus jamais se relever. Sa belle, noyée de chagrin, ne tarda pas à le rejoindre dans la mort.
Jamais sire Malaunay ne se pardonna ces deux pertes: il fit construire -et participa à la construction- un magnifique prieuré à l'emplacement-même où les malheureux avaient perdu la vie, qui reposaient à présent sous l'édifice, unis dans un tombeau d'or et de marbre. Le baron devint le prieur, un prieur dévoué à l'Eglise.
Lorsqu'il mourut, sa dernière volonté fut respectée: on l'enterra sous une pierre sans valeur, au pied du tombeau des deux amants qu'il avait réunis dans un sort qu'il aurait souhaité tout autre.
Le prieuré prit longtemps le nom de "Prieuré des Deux Amants".








j'ai prevu un jour de faire une rando sur la " Côte des Deux Amants" )


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Dernière édition par fleurdeschamps le Jeu 28 Fév - 01:19 (2013); édité 1 fois
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claudine
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MessagePosté le: Mer 27 Fév - 23:08 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

les filles, c'est vraiment amusant et intéressant c'est , Crisilie je vais devoir seulement rectifier tes posts


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MessagePosté le: Sam 2 Mar - 13:42 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

A Han-sur-Lesse, autrefois, il y avait un seigneur qui était violent et cruel. Le nombre de ses exactions ne se comptait plus, et il ne se contentait pas de pressurer ses paysans, il faisait pendre impitoyablement tous ceux qui s'opposaient à ses volontés, fussent-ils clercs, bourgeois ou simples braconniers pris en flagrant délit dans ses forêts. On le craignait dans toute l'Ardenne et, comme sa répitation avait largement dépassé les limites de ses terres, tous les étrangers qui passaient par là évitaient soigneusement de le rencontrer.




Un jour, il appela un de ses serviteurs et lui dit:
" Voici une lettre très importante. Il faut que tu la portes sans tarder à Liège et que tu me rapportes la réponse demain soir. Sois là avant la tombée de la nuit, sinon je ne réponds pas de ma colère, et tu sais que les châtiments que j'inflige à ceux qui me désobéissent sont terribles. De plus, s'il te prenait fantaisie de ne pas revenir, je saurais me venger, car ta femme et tes enfants sont chez moi. Penses-y et prends la route. Tu devrais être déjà parti.
Le malheureux serviteur y pensait bien, en effet, car le seigneur s'était bien gardé de lui confier un cheval pour aller apporter la lettre: il devait y aller à pied. Or, il y avait quelque vingt-cinq lieues entre Han et Liège, et le pauvre homme se voyait mal pouvoir faire l'aller et le retour en si peu de temps.
Il partit cependant, après s'être signé, et il se mit à courir sur le chemin, dans la direction de Liège, mais ne sachant pas dans quel état il arriverait là-bas.

Il était déjà dans la forêt quand il entendit un bruit derrière lui. Tout en continuant de courir, il se retourna et vit un char, tiré par quatre chevaux blancs et qui était conduit par un nain à la barbe pointue. Le char le rattrapa et s'arrêta juste devant lui.





Citation:
" Où cours-tu ainsi ? lui demanda le nain.- Je vais à Liège porter une lettre de mon maître, et je dois en rapporter la réponse avant demain soir.
-Monte dans mon char ! dit le nain."







Le serviteur monta dans le char et, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il se trouva dans Liège. Les chevaux blancs s'étaient mis à galoper d'une façon terrifiante et le char s'était envolé dans les airs pour ne s'arrêter qu'aux portes de la ville. Le serviteur alla aussitôt porter la lettre de son maître et on lui remit la réponse attendue. Il sortit dans la rue et retrouva le nain qui l'attendait.

Citation:
" Monte, lui dit le nain. Je te ramène dans ton pays."





Ce fut de nouveau une course folle et le serviteur se retrouva à l'entrée du château. Il alla tout de suite trouver le seigneur et lui tendit le message qu'on lui avait confié. Le seigneur commença par se mettre en colère, mais quand il eut lu la lettre et bien compris que c'était la réponse à ce qu'il avait envoyé, il en fut stupéfait.

Citation:
" C'est impossible ! s'écria-t-il. Comment fait pour aller et revebir aussi vite ? Réponds-moi et ne mens pas !- Seigneur, je vais te dire la vérité: j'ai été emmené à Liège par un char attelé de quatre chevaux blancs, et que conduisait un nain. Ce sont eux qui m'ont ramené ici de la même façon.
- Vraiment ! dit le seigneur, ce n'est pas croyable ! J'aimerais bien voir ce nain qui est capable d'une chose si merveilleuse.
- Justement, répondit le serviteur, il m'a dit qu'il viendrait te voir cette nuit-même avec son char, mais il a ajouté que ce serait avec quatre chevaux noirs.
- Eh bien ! nous l'attendrons. J'ai hâte de le voir. Mais, sais-tu comment il se nomme ?
- Oui seigneur, il m'a dit qu'il était le cocher de la mort."








En entendant cela, le seigneur tomba sur le sol comme si la foudre l'avait frappé. La nuit, le char, attelé de quatre chevaux noirs, s'arrêta devant la porte du château. Le nain en descendit. Il alla directement à la chambre du seigneur. Celui-ci venait à ce moment même de rendre le dernier soupir. Alors le nain prit son coprs, le plaça sur le char, et celui-ci disparut dans un grand tourbillon de vent.


  

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:38 (2016)    Sujet du message: contes et légendes

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