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contes et légendes
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fleurdeschamps



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MessagePosté le: Jeu 6 Mar - 09:06 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

Revue du message précédent :

LES OIES DU PIROU (Manche)
 

 
 

 
 

Il existe sur les bords de la mer, entre Coutances et Lessay, un château nommé Pirou, dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Maintenant au milieu d’une plaine aride, nue, exposée au vent de la mer, jadis il était entouré de hautes forêts. C’est un fait dont M. de Gerville a trouvé la preuve dans les anciens titres dans la Châtellenie. La cause probable du changement dans la nature du terrain est le rapprochement de la mer qui incontestablement, depuis un temps immémorial, dévore par degré les rivages de la presqu’île du Cotentin, et dont les vents, comme il est notoire sont si funestes à la croissance des arbres. Quoiqu’il en soit, voici ce qu’un auteur du siècle de Louis XIV, connu sous le nom de Vigneul-Marville, et le savant Bullet, dans son Dictionnaire Celtique, nous racontent qui arrivait de leur temps au château de Pirou, fait singulier que le premier déclare tenir du seigneur de ce château même.





Au printemps de chaque année, une grande quantité d’oies sauvages, venant des marécages voisins, s’abattaient dans les cours et les fossés du château pour y faire leurs petits. Les habitants avaient soin de préparer à ses hôtes des nids commodes avec de la paille. Pendant leur séjour, ces volatiles parcouraient avec la plus grande familiarité le château et les jardins. Quand les petits étaient assez forts pour voler, toute la colonie disparaissait en une nuit sans qu’on s’en aperçut, et c’était pour jusqu’à l’année suivante. Voilà ce que nous trouvons attesté comme une chose constante et vérifiée. Maintenant voici, d’après les mêmes auteurs, l’histoire merveilleuse bâtie sur ce fondement et qu’avait conservée une tradition locale d’une ancienneté indéfinie.
Lorsque les Normands, nos ancêtres, sous la conduite du brave Rollon, faisait la conquête de la Neustrie qui leur fut concédée plus tard par le Roi de France, il se trouva un château qui, le dernier de tous, résista à leurs efforts ; c’était le château de Pirou, bâti par la puissance des fées, et d’une telle force que les Normands désespéraient de s’en emparer autrement que par la famine. Ce fléau ne tarda pas effectivement à tourmenter la garnison.
Les Normands jurèrent que, dussent-ils y périr, ils ne partiraient pas de là que cette redoutable forteresse ne fut prise.
Un matin, ils sont surpris de ne plus entendre aucun bruit dans l’intérieur du château ; pas un homme n’apparaît ni sur les remparts, ni sur les tours, ni aux croisées. Ils ne doutent pas d’abord que ce soit un piège, et se gardent bien de monter à l’assaut.
Plusieurs jours s’écoulent et toujours même silence. Et enfin, ils se décident à escalader les murs qui étaient d’une prodigieuse hauteur, et ils entrent dans la place.
Ils n’y trouvent pas une âme ; je me trompe, il y avait un vieillard couché malade à l’infirmerie, qui n’avait pu suivre les autres, et qui raconta aux Normands comment la garnison s’était enfuie miraculeusement.





La magie était cultivée de père en fils, par les seigneurs du château, qui en conservaient les livres très précieux. Quand les assiégés avaient vu qu’ils manquaient de vivres, et qu’ils seraient bientôt forcés de se rendre, ils s’étaient transformés en oies sauvages et envolés par dessus les remparts.
Les Normands se rappelèrent alors qu’effectivement la veille du jour où un silence général avait commencé à régner dans le château, ils avaient vu plusieurs volées d’oies s’élever au dessus des toits, puis allaient s’enfoncer et disparaître dans les forêts et les marécages voisins. Mais on ne songe jamais à tout, quoiqu’on soit magicien.
La métamorphose avait été très bien opérée, mais on n’avait pas prévu comment, une fois hors du danger, on reprendrait la figure humaine. Plus de livres alors, plus de moyens même d’articuler une parole. Force fut donc aux malheureux de rester, sous leur nouvelle forme, habitants des marais.
Quand les Normands eurent embrassé la religion chrétienne, tous les livres magiques du château furent brûlés ; par conséquent moins d’espérance que jamais pour les malheureuses victimes de la métamorphose. Seulement, chaque année, cette race infortunée de volatiles revient visiter son ancienne patrie.
Tel est le récit que, de génération en génération, on répétait dans le manoir féodal de Pirou. Si l’histoire doit être une image des siècles passées, les fables merveilleuses qui ont obtenu crédit rentrent dans ce domaine et peignent souvent mieux les hommes qu’une froide et sèche énumération de noms propres et de généalogies. 




 
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MessagePosté le: Jeu 6 Mar - 09:06 (2014)    Sujet du message: Publicité

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claudine
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MessagePosté le: Mer 12 Mar - 18:27 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

 oublié de te dire que c'était  Okay
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claudine
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MessagePosté le: Jeu 20 Mar - 20:57 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant


Légende de la fée Printemps


Il y a fort longtemps, un premier mars, un beau perce-neige, blanc et gentil, sortit de dessous la neige dans la forêt. Le vent d'hiver le vit, se mit en colère et déclencha une tempête de neige sur la fleur. Le gentil perce-neige mordu par le froid cria. La bonne fée Zina Primavara entendit la fleur sangloter et lui demanda : "Pourquoi pleure-tu ?" - "Je suis couvert de neige et meurs de froid" répondit le perce-neige. La fée Primavara ôta la neige de sur la fleur. Tandis qu'elle faisait cela elle se blessa au doigt contre un petit caillou tranchant caché à coté du perce-neige. Son sang tomba sur la racine de la fleur, la réchauffant, et le perce-neige revint à la vie. Une autre goutte de sang tomba sur les pétales qui devinrent rouges. Aussitôt un autre perce-neige, blanc, poussa à coté de lui. "C'est ainsi que les deux inséparables clochettes, la rouge et la blanche, devinrent à la fois le symbole du printemps, de l'amour et de l'espoir appelé Martisor"






 
 

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fleurdeschamps
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MessagePosté le: Ven 21 Mar - 00:40 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

 
 
 
 


 
 

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MessagePosté le: Dim 23 Mar - 08:31 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

La Fosse Arthour  (Manche) 
 

 
 
Le roi Arthur, après sa disparition, se réfugia dans la Chambre du Roi, et sa fidèle compagne, la reine Genièvre, trouva un asile dans la Chambre de la Reine, dont une entrée secrète était connue d’Arthur seul. Mais l’arrêt de la fée puissante qui le protégeait, et avait présidé à sa naissance, avait ordonné qu’il ne pourrait rendre visite à son épouse qu’après la disparition du soleil derrière la montagne voisine.
Arthur obéit d’abord à cet arrêt sévère mais sa profonde tendresse pour celle qui n’avait pas voulu l’abandonner le lui fit bientôt oublier.
Une fois, et sans attendre le coucher du soleil, il descendit de sa retraite inaccessible, et alla rejoindre Genièvre. Il continua ses visites, mais une punition terrible lui était réservée. 
 



 
Un jour qu’il venait de quitter sa compagne et traversait le ravin, un bruit inusité vint exciter sa surprise, et le fit se retourner. C’était le torrent grossi, fougueux, menaçant, qu’il vit accourir et se précipiter vers lui, grondant et mugissant. En un instant, l’onde perfide l’entoure de ses flots tumultueux, et monte, monte toujours. Le prince essaie de lutter contre l’irrésistible courant, se débat avec le courage du désespoir contre les étreintes de la mort.
Vains efforts ! Sa dernière heure a sonné ; le torrent entraîne et engloutit dans les profondeurs du gouffre l’amant infortuné. 
 

Du seuil de sa grotte, Genièvre a suivi avec une affreuse angoisse les péripéties de la lutte ; elle voit son époux disparaître, elle ne veut pas lui survivre ; et, se précipitant du haut de la roche, va le rejoindre dans l’abîme. 
 
On affirme qu’autrefois, deux corbeaux, aussi blancs que des cygnes, venaient planer lentement et mélancoliquement chaque jour au dessus du gouffre, tombeau des deux amants. Leur aire était établi dans un creux du rocher, et les laboureurs les respectaient, car ils protégeaient les moissons des champs d’alentour contre les oiseaux du ciel.





Un soir, ils prirent leur volée vers l’horizon lointain, disparurent, et depuis nul ne les a revus. On raconte encore qu’au bon vieux temps, celui qui ne pouvait suffire à ses labours, allait demander aide sur le bord de la fosse Arthour, en ayant soin d’y déposer une piécette blanche.
Le lendemain matin, il voyait sortir de l’eau deux taureaux noirs qu’il emmenait, et qui se montraient infatigables au travail durant la journée toute entière. Il fallait les ramener au bord de la fosse à la tombée de la nuit, et ne pas oublier de leur attacher une botte de foin entre les cornes. Arrivés au bord de l’eau ils prenaient leur élan, et plongeant, regagnaient leur humide demeure.  
 
 
 


 
 
 

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MessagePosté le: Dim 23 Mar - 12:32 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

très jolis ces deux textes,  Fleurdeschamps   
 
 
 





La Rose de la prairie

Il y a bien, bien longtemps, quand le monde était jeune et que les gens n’avaient pas encore émergé, aucune fleur n’égayait la prairie. Seuls y poussaient des herbes et de ternes buissons gris-vert. Terre était bien triste, car sa robe manquait de couleur et de beauté.

« J’ai tant de belles fleurs dans le cœur, se disait alors la Terre. Comme j’aimerais qu’elles soient sur ma robe. Des fleurs bleues comme le ciel clair des beaux jours, des fleurs blanches comme la neige de l’hiver, des fleur d’un jaune éclatant comme le soleil de midi, des fleurs roses comme une aube de printemps, toutes, je les porte dans mon cœur. Je suis si triste quand je regarde ma robe terne, toutes de gris et de bruns.

Une tendre petite fleur rose entendit la plainte de Terre. « ne soit pas triste, Terre-Mère », je vais aller pousser sur ta robe et la rendre plus belle. »

Alors, la petite fleur rose monta du cœur de la Terre-Mère pour égayer la prairie. Mais lorsque le Démon du Vent l’aperçut, il se mit à gronder : « je ne veux pas de cette jolie petite fleur sur mon terrain de jeu. »

Hurlant et rugissant, il se précipita sur elle et souffla la flamme de sa vie. Mais l’esprit de la fleur revint au cœur de la Terre-Mère.

Quand d’autres fleurs courageuses sortirent à leur tour, le démon du Vent les tua l’une après l’autre. Et leur esprit revint au cœur de la Terre-Mère.

A la fin, Rose-de-Prairie proposa d’y aller. « Bien sur, ma douce enfant, lui dit Mère-Terre. Je te laisserai partir. Tu es si jolie et ton souffle si parfumé que le Démon du Vent en sera charmé. Il te laissera sûrement rester dans la prairie.

Rose-de-Prairie fit donc le long voyage à travers le sol sombre et sortit dans la prairie terne. Tandis qu’elle cheminait, Terre-Mère se disait en son cœur « Comme j’aimerais que le Démon du Vent la laisse vivre ! »

Lorsque Démon du Vent l’aperçut, il se rua vers elle en hurlant : « Elle est jolie, mais je ne veux pas d’elle sur mon terrain de jeu. Je vais souffler la flamme de sa vie. » Et il s’élança, grondant et soufflant en violentes bourrasques. Mais en s’approchant, il sentit le parfum de Rose-de-Prairie.

« comme il est doux, se dit-il alors. Je n’ais pas le cœur d’ôter la vie à une si jolie jeune personne au souffle si parfumé. Il faut qu’elle reste ici, avec moi. Il faut que j’adoucisse ma voix, que je lui chante de douces chansons. Il ne faut pas que je l’effraie avec mon terrible vacarme ».

Et le démon du Vent changea. Il se fait paisible. Il envoya de douces brises sur les herbes de la prairie. Il susurra et fredonna de petits chants de joie. Il avait cessé d’être un démon.

Alors, les autres fleurs montèrent du cœur de la Terre-Mère à travers le sol sombre. Elles firent de sa robe de prairie une parure gaie aux couleurs vives. Même le Vent en vint à aimer les fleurs qui poussaient parmi les herbes de la prairie. C’est ainsi que la robe de Terre-Mère devint belle, grâce à Rose-de-Prairie, à sa beauté, son parfum et son courage.

Il arrive parfois que le Vent oublie ses doux chants, qu’il gronde et fasse du tapage. Mais ce bruit ne dure jamais longtemps. Et il ne fait jamais de mal aux personnes qui portent des robes couleur de la Rose-de-Prairie.

Histoire des Sioux Lakota


 
 
 

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fleurdeschamps
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MessagePosté le: Dim 23 Mar - 19:35 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

bien joli Razz
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MessagePosté le: Mer 26 Mar - 15:26 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

le chat qui fait le printemps


Autrefois, il existait un pays lointain qui ne connaissait pas les beaux jours: ni le soleil, ni les fleurs ne venaient l’égayer. Partout, ce n’était que paysages glacés, enfoncés dans les brumes et battus par des vents impitoyables. La vie dans cette contrée était rude et morne.

Le chat n’était alors qu’un animal sauvage ne connaissant pas encore la compagnie de l’homme. Il vivait misérablement de sa chasse; le menu gibier qu’il rencontrait était maigre et sans intérêt.
Un jour, alors que l’animal parcourait les chemins à la recherche d'une maigre pitance, le hasard lui fit rencontrer le roi Crapaud. Celui-ci, comme à l'accoutumée, était de fort méchante humeur : 
« Où cours-tu ? Ne vois-tu pas que tu as pénétré mon domaine, sans invitation ? »
Le matou que la jeunesse aveuglait, ricana et ne jugea pas utile de s’excuser: à quoi bon ? pensa-t-il, ce vieux grincheux m’ennuie ! Mais c’était sans compter avec le courroux du roi…
Ce dernier grossit, s’enfla jusqu’à atteindre une taille monstrueuse; de crapaud ordinaire, il devint un monstre vert terrifiant et baveux. :
«Chat, il est temps que tu apprennes les bonnes manières! rugit-il. Tous mes sujets me doivent le respect. pour ta peine, je te chasse de ce pays!»

A ces mots, le chat battit en retraite devant le monstre hideux, mais il ajouta, téméraire : 
"Pas pour longtemps ! Je pars, mais je reviendrai un jour et TOUT changera dans ce pays, j’en fais le serment !" 


C’est ainsi que l’animal quitta son pays natal, lui qui n’avait jamais voyagé plus loin que La Grande Forêt…
Après avoir erré longtemps, il rencontra une oie cendrée qui prenait un peu de repos :
_ Où vas-tu ? Tu sembles las et affamé ? interrogea l’oiseau. 
_ Je cherche un pays où le gibier est si abondant que je pourrais manger pendant des jours, sans m’arrêter ! Un pays si doux que je pourrais dormir la nuit, sous un arbre, sans grelotter !
_ Cela existe… Et devant l’incrédulité du chat, elle ajouta : Je t’y emmène, si tu le souhaites…
Et ce qui fut dit, fut fait.
L’oie cendrée prit son envol, le matou sur le dos. Bien vite, ils laissèrent derrière eux les bois et les lacs qui devinrent minuscules et ridicules. Ils étaient cernés maintenant par de nombreux nuages. Puis, tout à coup, il y eut une éclaircie : la lumière devint aveuglante, irréelle !
L’oie entama aussitôt, une lente descente, et peu à peu, le chat découvrit un paysage magnifique. Quand il posa enfin une patte sur le sol, il n’en crut pas ses yeux: sur le tapis vert où ils avaient atterri, une multitude de clochettes colorées pointaient le bout de leur nez. Les arbres étaient décorés de c e qui lui sembla être des petites larmes vert pâle, ravissantes et fragiles. 
« Je te laisse, dit l’oie cendrée… Je reviendrai dans quelques mois: D’ici-là, amuse-toi bien ! »


Et elle repartit, le laissant seul.
Le chat se sentit alors tellement heureux sous la bienfaisante chaleur du soleil, qu’il s’endormit paisiblement au pied d’un chêne moussu.
Puis le temps passa. Le chat vécut dès lors dans une douce quiétude car il n’avait pas à se soucier du lendemain. 


Il fit la connaissance des hommes. Il se laissa même apprivoiser par un tout petit garçon et le suivit partout, au cours de ses promenades… Mais cela est une autre histoire !
Cependant, il n’oubliait pas sa promesse, celle de tout changer chez lui pour défier le roi Crapaud… Mais comment ?
C’est l’oie cendrée, à son retour, qui lui donna une partie de la réponse :
_ « Rentre chez toi, tu portes sur tes poils, sans le savoir, de quoi transformer ton pays ! Emmène avec toi quelques abeilles, et des papillons; ils t’aideront dans la réalisation de ton projet… »
Bien plus tard, le chat comprit ce que l’oiseau avait voulu lui dire…


Au cours de ses flâneries avec l'enfant d'homme, de minuscules graines s’étaient agrippées à sa fourrure. De retour dans son pays, elles s’éparpillèrent un peu partout… Et comme par magie, des plantes merveilleuses, des arbres au beau feuillage y poussèrent. 


Les abeilles butinèrent de ci, delà, les papillons multicolores dansèrent une sarabande légère et joyeuse et tous contribuèrent ainsi à la naissance du nouveau monde. Les animaux qui avaient déserté l’endroit autrefois revinrent sans tarder. Et le soleil qui ne voulait pas être oublié, fit alors des apparitions nombreuses et de plus en plus longues, à la grande joie de tous !
C’est ainsi qu’un chat fit le printemps.
Quant au roi Crapaud, dépité par toute cette énergie dans son royaume, il partit sous d’autres cieux, plus tristes, plus sombres, à l’image de sa méchante humeur.








 
 

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fleurdeschamps
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MessagePosté le: Mer 26 Mar - 15:47 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

   Claudine pour ce tres joli conte 
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fleurdeschamps
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MessagePosté le: Jeu 27 Mar - 10:33 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

[center]« L'ETERNUEU »

(Légende Picarde)


[center]
/center]]

Il y avait une fois, au bord d'une route, un lutin qui passait toutes les nuits à éternuer sans arrêt. On pouvait aller à n'importe quelle heure en cet endroit, on n'entendait que des « atchi ! atchoum ! » sans cesse répétés. Et les passants s'enfuyaient en se disant : c'est l'« éternueu » !

Bien des fois les enfants du village voisin s'étaient réunis le soir pour surprendre l'éternueu. Mais quand ils étaient arrivés au lieu d'où partaient les « atchi ! atchoum ! ils n'entendaient plus rien, et le bruit ne reprenait que quelques minutes après et à cinquante pas plus loin. Les petits paysans avaient beau courir le long de la route, le lutin demeurait toujours insaisissable.

On avait fini par s'habituer à l'éternueu, et comme il n'avait en somme jamais fait de mal à personne, on en vint à ne plus craindre de passer par la route.

Un soir d'été, par un beau clair de lune, un paysan revenait d'un marché voisin. Bientôt il entendit les « atchi ! atchoum ! », mais il ne s'en inquiéta pas. Sans doute, le lutin n'avait-il pas autre chose à faire, car il se donna le plaisir de suivre le paysan pendant plusieurs kilomètres en poussant son « atchi ! atchoum ! ». À la fin, le paysan ennuyé s'écria: ? Avez?vous bientôt fini d'éternuer ainsi ? Que le bon Dieu vous bénisse vous et votre rhume !Il n'avait pas fini sa phrase qu'un petit homme s'offrit à ses yeux. C'était l'éternueu. ? « Merci, mon ami, dit-il. Tu me soulages d'une grande peine. J'étais condamné à errer autour de ce village en éternuant sans fin du soir au matin, jusqu'à ce qu'une personne charitable me délivre en me disant : « Dieu vous bénisse ! ». Il y a bien un siècle que je viens ici, éternuant dès que je vois un voyageur, sans que jamais aucun ait dit : « Dieu vous bénisse ! ». Heureusement que ce soir, j'ai eu la bonne idée de te suivre, encore une fois merci. »

Et il disparut dans les bois. On n'entendit plus le soir, sur la route, les « Atchi ! » du lutin. Mais c'est de là, dit-on, que vient la coutume de dire à ceux qui éternuent : « Dieu vous bénisse ! »


Les personnages n'ont pas vraiment des allures engageantes. Le voyageur ressemble plutôt à un braconnier...

Autre version de cette histoire plus « picarde », mais au lieu d'un lutin, l'éternueu est un fantôme. Il est puni de ses péchés et délivré également quand le voyageur lui dit : « Que le bon Dieu vous bénisse vous et votre rhume ! ».

Et elle se termine ainsi : « C'est de là, ajoute?t?on, que date la coutume de dire à celui qui éternue : « Dieu vous bénisse ! » et celle de répondre à ce souhait par un : « Dieu vous le rende ! »

De nos jours, lorsque l'on entend une personne éternuer, il plutôt coutume de lui dire : « A tes souhaits », ou « A tes amours »...

[url=http://amicalementvotre.clicforum.fr/image/51/1/e/0/atchoum-2312251.png.htm]

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claudine
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MessagePosté le: Jeu 27 Mar - 13:25 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

Okay  joli en effet, quand j'étais petite on me disait "dieu te bénisse" il y a longtemps 
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crisilie
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MessagePosté le: Mer 2 Avr - 23:28 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

Tu es un vrai Liégeois si tu connais l’origine de jouer à Colin-Maillard !
Jean Colin-Maillard était un terrible guerrier du pays de Liège. Il avait pris le nom de Maillard parce que, dans les combats, il s’armait de préférence d’un maillet, dont il se servait en fort et vigoureux champion. Ses exploits lui méritèrent l’honneur d’être fait chevalier, en 999, par Robert, roi de France. Dans la dernière bataille qu’il livra face à un certain comte de Louvain, il eut les deux yeux crevés. Mais , guidé par ses écuyers, il ne cessa de se battre tant que dura la bataille qui était engagée. Et c’est à la suite de cet événement que nos aïeux, il y a environ huit siècles, inventèrent le jeu du Colin-Maillard.
Le jeu de Colin-Maillard consiste à mettre le chasseur, au centre, avec les yeux bandés. Les chassés tournent autour de lui en évitant de se faire toucher. Si le chasseur réussit à toucher un autre joueur, celui-ci s'immobilise et laisse le chasseur lui toucher le visage. Si le chasseur réussit à reconnaître la personne au toucher, alors celle-ci prend la place du chasseur.


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MessagePosté le: Jeu 3 Avr - 17:41 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

crisilie a écrit:
Tu es un vrai Liégeois si tu connais l’origine de jouer à Colin-Maillard !
Jean Colin-Maillard était un terrible guerrier du pays de Liège. Il avait pris le nom de Maillard parce que, dans les combats, il s’armait de préférence d’un maillet, dont il se servait en fort et vigoureux champion. Ses exploits lui méritèrent l’honneur d’être fait chevalier, en 999, par Robert, roi de France. Dans la dernière bataille qu’il livra face à un certain comte de Louvain, il eut les deux yeux crevés. Mais , guidé par ses écuyers, il ne cessa de se battre tant que dura la bataille qui était engagée. Et c’est à la suite de cet événement que nos aïeux, il y a environ huit siècles, inventèrent le jeu du Colin-Maillard.
Le jeu de Colin-Maillard consiste à mettre le chasseur, au centre, avec les yeux bandés. Les chassés tournent autour de lui en évitant de se faire toucher. Si le chasseur réussit à toucher un autre joueur, celui-ci s'immobilise et laisse le chasseur lui toucher le visage. Si le chasseur réussit à reconnaître la personne au toucher, alors celle-ci prend la place du chasseur.



 Crisilie 
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fleurdeschamps
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MessagePosté le: Ven 4 Avr - 16:04 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

Okay et Crisilie ,
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MessagePosté le: Sam 5 Avr - 14:14 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

Le Dolmen de Roche-Grise (14 Calvados)



[b]La Roche-Grise se trouve presqu’à la limite de Saint-Clément. Elle est en face de Balandon, qui forme le versant nord du promontoire au pied duquel sont groupées les premières habitations de la ville de Mortain. Les restes d’un dolmen celtique lui ont fait une certaine réputation dans le pays, et surtout avant que la grande route de Caen à Rennes eût été abandonnée pour celle du Neufbourg, il était le but de promenades journalières. Dans nos courses à Roche-Grise, nous avons bien des fois entendu répéter sa légende et nous voulons la redire.

Un jour, raconte-t-on, deux personnages durent se rencontrer, comme par hasard, à peu de distance du dolmen. L’un était de haute taille, vêtu correctement de noir, avec une barbe en pointe, et d’une tenue assez sévère : il semblait déjà d’un certain âge. L’autre était un jeune écuyer d’une vingtaine d’années, au costume élégant, à la toque surmontée d’une aile blanche de colombe. 
— Me connais-tu ? demanda le premier au jeune homme
— Non, seigneur, dit celui-ci. 
— Tu as cependant entendu parler de moi, j’en suis certain ... Tes compagnons, je n’en doute nullement, ont dû t’entretenir souvent de quelques petits services que je leur ai parfois rendus !... Je suis Satan et je suis tout près à t’offrir mes bons offices, si cela te convient. 
Tout autre que notre jouvenceau se fût effrayé à ces mots. Beaucoup se seraient même enfuis ; mais il ne bougea pas de place et fixa fort attentivement son interlocuteur. 
— Tu es Satan ! répondit-il, tant mieux si je puis compter sur ton aide. 
— Je le savais : c’est pourquoi je suis venu, car je te cherchais ... Ecoute ! j’ai deviné que tu aimes éperdument la femme de ton seigneur et maître, dont la beauté extraordinaire a enflammé déjà les cœurs de plusieurs de tes camarades. Mais jusqu’ici aucun d’eux n’as su la toucher !... Elle n’a pas voulu en écouter un seul et ses vertus ont irrité ma colère !... Eh bien !... je veux te seconder dans tes projets. Je ferai tout le possible pour les faire réussir !... Seulement, je n’y vais pas par des voies détournées, je veux ton âme en retour. 
— Qu’importe, si je réussis à être aimé !!... Que dois-je faire ? 
— M’accompagner à la Roche-Grise et y signer, sur la pierre, l’engagement que je te présenterai et que tu me remettras. 
— Allons-y de suite, répartit vivement l’adolescent.

Le dolmen se trouvait alors en pleine forêt, au centre d’un vaste plateau. Il se composait de deux immenses bornes, fichées en terre, sur lesquelles s’appuyaient deux des angles d’une large pierre en forme de table, dont les deux autres angles reposaient sur le sol. Tout à l’entour, des chênes gigantesques et séculaires projetaient leur ombrage sur le monument. 
Une fois arrivés à la roche, Satan introduisit son compagnon dans une sorte de chambre ou caveau pratiqué sous la table de pierre. Puis, s’asseyant, il se mit à écrire l’engagement arrêté entre eux et présentant au jeune homme un calame, il l’engagea à signer, ce qui fut aussitôt fait pour lui. 
— Bien !... très bien ! dit le démon ... Maintenant, prends cette pièce de monnaie. Il te suffira de faire toucher par elle la serrure de l’appartement où tu sauras trouver la jeune femme que tu désires ... Seulement, n’oublie pas de rapporter ici, dès demain matin, cette pièce de monnaie. 
... en outre, j’ai une dernière recommandation à te faire : tu ne dois t’en servir qu’à la nuit venue ... Maintenant, va-t-en tranquille !... Ton seigneur et maître est en voyage et tu n’as rien à craindre, mon fils !... 
Après avoir entendu toutes ces recommandations le misérable rentra au plus vite au château, qui n’était autre que la manoir seigneurial de Saint-Barthélemy, nommé La Sablonnière, alors entouré de fortifications. 
Une fois la nuit venue, il présenta la pièce qu’il avait reçue aux diverses portes qui se trouvèrent sur son passage ; elles s’ouvrirent devant lui aussitôt. Mais la noble châtelaine était dans son oratoire, à genoux sur son prie-Dieu, et tenant enserré dans ses bras un crucifix d’ivoire, en une invocation toute angélique, que rien ne put troubler. 
Le lâche séducteur dut alors de retirer à reculons, à pas lents. 
Dès l’apparition des premiers rayons du soleil, il se rendit en toute hâte à Roche-Grise. Satan l’y attendait appuyé sur la dolmen. 
— Bien dit le démon, tu es exact ! Remets la pièce à sa place ; tu la reprendras ce soir. 
L’écuyer pénétra aussitôt dans le caveau. 
Mais à peine y était-il, que Satan donna un fort coup de pied à l’un des supports du monument. L’énorme table de pierre s’affaissa brutalement aussitôt, écrasant sous elle le malheureux. 
Satan disparut en faisant entendre un ricanement sinistre.

Vers l’année 1820, des cultivateurs, en soulevant ce mystérieux bloc de granit gris, trouvèrent sous la pierre druidique quelques fragments d’os humains calcinés et une pièce de monnaie gauloise en or, qui fut remise et offerte au sous-préfet d’alors. L’un de ses fils, le colonel de l’E..., me l’a montrée dans la riche collection de son père. Je me souviens qu’en examinant avec attention ce statère d’or d’une magnifique conservation, nous l’appelions la pièce du diable. 

 
 

 
trouvé par Fleurdeschamps   

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claudine
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MessagePosté le: Mar 8 Avr - 14:27 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

 Il y avait une fois à la Ferme des Aulnes une fermière si revêche, si acariâtre, si méchante, si avare que ses domestiques étaient malheureux et mouraient de faim. Mais plus que les autres encore, un petit berger était son souffre-douleur ; elle aimait le faire souffrir du matin au soir, été comme hiver, par n’importe quel temps même quand il rentrait mouillé et transi de froid. Elle ne lui donnait qu’un morceau de pain et un peu d’eau chaque jour et il dormait au milieu de ses moutons.
 
 
 
 
  
 
Pourtant cette fermière n’était pas si méchante avec tout le monde. Tous les lundis quand venait lui rendre visite le curé de Culviseau, c’était fête à la ferme, des mets de toute sorte, des vins, des fruits et encore et encore ; le petit berger regardait souvent par la fenêtre avec envie, lui qui n’avait qu’un morceau de pain sec dans sa poche. 
 
  
 
Un jour qu’il menait tristement son troupeau, il rencontra que le bord du chemin un pauvre vieillard, vêtu de haillons, à la figure maigre, presque mourant de faim qui lui dit : 
 
- la charité, s’il te plait, petit berger. Dieu te le rendra ! 
 
- je n’ai pas grand chose, pauvre vieillard, qu’un morceau de pain sec mais il n’est pas dit que je n’aiderai pas plus pauvre que moi. 
 
Et prenant le morceau de pain de son sac, il le cassa en deux et en donna moitié au pauvre vieillard. 
 
- mange et puisses-tu trouver sur ta route plus riche que moi 
 
- merci, petit berger, tu es charitable et je vais te récompenser ; fais trois souhaits et ils seront exaucés<! 
 
- trois souhaits ? mais qui es-tu donc ? 
 
- que t’importe, fais trois souhaits 
 
- eh bien ! j’aimerais avoir un sifflet qui fera danser jusqu’à ce que je cesse d’en jouer tous ceux qui l’entendront, puis une arbalète avec laquelle je pourrai tuer les oiseaux à n’importe quelle distance, et enfin j’aimerais quand j’en aurai envie faire péter la fermière aussi longtemps que ça me plaira. 
 
- C’est bien, sois content, tout sera comme tu l’as demandé 
 
Et le vieillard reprit sa route. 
 
Quand il rentra le soir à la ferme, la fermière qui attendait le curé était de fort méchante humeur. Elle lui lança deux petits morceaux de pain sans un mot. 
 
Très triste, le petit berger alla s’asseoir près de ses brebis et il vit entrer le curé. Il se cacha derrière la fenêtre et vit la bombance qui commençait : poulets, faisans, galettes, vins, liqueurs, tout avait l’air si bon !!! Alors il pensa au vieillard et il pensa : je vais voir si ça fait effet. Dès qu’il prononça les mots « fermière, je veux que tu pètes », la fermière fit un si gros pet, si assourdissant que le curé tout ahuri resta collé sur sa chaise ; le petit berger était si content qu’il dit « fermière, je veux que tu pètes toute la nuit » 
 
  
 
Furieux le curé dit alors « sale femme ! c’est ainsi que vous recevez les gens ? » 
 
Mais la fermière ne pouvait s’arrêter et un vacarme assourdissant envahit la salle toute empestée. Le curé, furieux, repartit des disant qu’il devait y avoir quelque sorcellerie là-dessous. 
 
Le lendemain, en traversant la prairie, le curé alla voir le petit berger. 
 
- bonjour petit berger, que fais tu de tes journées ? qu’as tu dans ton sac ? 
 
Le petit berger sortit ses deux croûtons et lui dit : « quand j’ai faim, je prends mon arbalète et je tue un ou deux oiseaux que je fais rôtir ». 
 
- Diable ! tu es si adroit que ça ? 
 
- Je n’ai jamais raté mon coup. Tiens monsieur le curé, vous voyez le corbeau là-bas ? je vais le tuer 
 
- Ma foi, je verrai bien si tu es si adroit que ça. 
 
Le petit berger visa et le corbeau tomba transpercé par la flèche. Le curé se dit qu’il devait y avoir diablerie là-dessous. 
 
Mais le corbeau était tombé dans un buisson d’épines et quand le petit berger vit le curé empêtré, il sortit son sifflet et siffla. Alors le curé se mit à danser, à danser, sa soutane se déchira dans les ronces et bientôt, il fut nu ; le petit berger arrêta alors de siffler et le curé, rouge de honte, dut rentrer au presbytère. 
 
Le lendemain, très mal en point, il alla voir le seigneur de Montcornet et lui raconta toute l’histoire. « c’est un sorcier, dit-il, il faut qu’il soit brûlé vif ». 
 
  
 
Le petit berger fut donc condamné. Il y avait foule ce jour-là au pied du bûcher, tous les gens du village et même le curé et la fermière. Le bourreau dit alors « comme c’est la coutume, petit berger, tu as le droit de demander quelque chose avant de mourir ». 
 
Alors le petit berger dit : « bourreau, j’aimerais prendre le sifflet qui est dans ma poche et jouer un air avant de mourir ». 
 
Alors il prit son sifflet et siffla, siffla et tout le monde se mit à danser, à danser, à danser et personne ne remarqua que le petit berger était descendu du bûcher et partait….on ne le revit jamais. 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
  
  

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:05 (2017)    Sujet du message: contes et légendes

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