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contes et légendes
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fleurdeschamps



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MessagePosté le: Mer 9 Juil - 07:23 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

Revue du message précédent :

La grotte mystérieuse 
 
 
 
  
 
Il était une fois... Dans la Grande Forêt, au Pays des Contes de Fées... une joyeuse bande de lutins. Ceux-ci ne pensaient qu'à s'amuser en jetant des sorts par-ci, par-là
sur tout ce qu'ils voyaient. 

Ce qui n'était pas aussi amusant pour ceux à qui cela arrivait... Oh... Ce n'était pas bien méchant mais ils ne pouvaient voir un chat sans aussitôt le transformer en grenouille ; un écureuil en hirondelle ou une tourterelle en souris. Cela devenait 
franchement désagréable et perturbait le calme légendaire de la forêt.
 
 
  
 
 

 
  
 
Un jour où, comme à l'accoutumée, nos joyeux lurons se promenaient, ils passèrent devant l'entrée d'un trou béant qui baignait dans le noir le plus total. 
- Brrrr !, fit l'un des lutins. Que cet endroit est sinistre ! 
- Si nous entrions juste pour voir ?, dit un autre. 

- Sûrement pas ! Il y fait bien trop noir !, répondirent les autres en coeur. 
- A moins..., suggéra l'un d'entre eux, que nous nous changions en mouches. Nous serions moins visibles et pourrions fuir plus rapidement en cas de danger. 

A cet instant, à l'intérieur de la grotte, brillèrent deux énormes yeux jaunes qui semblaient les regarder méchamment. 
 
 Ouaah !, s'exclamèrent les lutins, s'enfuyant en tous sens. 
 
 
Quelques dizaines de mètres plus loin, ils se rassemblèrent et décidèrent donc de se métamorphoser tous en mouches. Mais afin de ne pas être aperçus par l'étrange habitant de la caverne, ils ne reviendraient que dès qu'il ferait nuit. Le soir tombé, un petit essaim de mouches pénétra dans la grotte mystérieuse. Mais à peine s'y trouvait-il, que les branchages entourant l'entrée se refermèrent aussitôt derrière eux les empêchant ainsi de pouvoir ressortir. Soudain, l'action se déroula à une vitesse extrême. L'occupant des lieux goba les mouches les unes après les autres. 
- A l'aide ! Glob... 
- Au secours ! Glob... 

- A moi ! Glob... Glob... Glob...  
 
  
 
Lorsqu'il ne resta plus qu'une seule mouche, une douce lumière éclaira l'intérieur de la caverne. Elle dévoila un hibou géant. De ses grands yeux jaunes, il fixa la dernière mouche et lui dit : 
- Ah ! Ah ! Ah ! A mon tour de rire, vilains farceurs ! Vous rappelez-vous de moi ? Je suis le pauvre bûcheron que vous avez changé en hibou le printemps dernier... Quant à toi, mouche ridicule, je sais qui tu es et je t'ai laissé la vie sauve uniquement pour que tu puisses me rendre mon apparence d'homme... Dès que tu m'auras promis cela, alors seulement, je libérerai tes amis.
- Bzzz ! D'accord, Monsieur le hibou... Euh ! Boucheron... Oh, pardon, je voulais dire : bûcheron. Sincèrement, nous regrettons. Nous vous avions complètement oublié. 
 
La mouche redevint lutin et le hibou ouvrit largement son bec laissant échapper les autres mouches qui, à leur tour, redevinrent lutins. 
Comme promis, les petits farceurs prononcèrent la formule magique. Immédiatement, le hibou se transforma en bûcheron costaud qui toisait les petits lutins d'un air mécontent. 
- Excusez-nous, Monsieur le bûcheron, implorèrent-ils. La leçon que vous venez de nous donner nous a fait comprendre nos erreurs. Nous promettons de ne plus jamais recommencer et de laisser la Nature telle qu'elle est. 
 
  
 
  
 
 
 
 
  
 
Ayant pardonné les coquins, le bûcheron s'en retourna à la civilisation pour y reprendre son métier. Saluant une dernière fois ses nouveaux amis, il disparut dans les fourrés. Plus tard, muni de sa grand hache, le bûcheron se posta aux pieds d'un beau hêtre qu'il se préparait à abattre. Il leva très haut son outil, prêt à fendre le bois. Au moment de frapper l'arbre, il se ravisa, sourit et reposa lentement son outil au pied du hêtre. Il venait de comprendre que l'homme non plus, n'a pas le droit de modifier la Nature. 
 
  
 
 
 

 
 
 
 
  
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MessagePosté le: Mer 9 Juil - 07:23 (2014)    Sujet du message: Publicité

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claudine
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MessagePosté le: Mer 9 Juil - 12:14 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

très joli et bien présenté,  Fleurdeschamps 
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claudine
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MessagePosté le: Dim 20 Juil - 14:53 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

La pierre aux rossignols (région de Charleroi Belgique)

il y a longtemps.....
 
 

La Sambre coulait encore entre des collines couvertes de forêts. Pas de Farciennes, ni d'Aiseau, ni de Roselies. Parfois, une clairière ouverte par la hache ou par le feu. Quelques huttes, des hommes rudes. Chasseurs, pêcheurs ou éleveurs, tous croyaient aux fées. Dans ces bois immenses, ils les apercevaient souvent. Ils conversaient parfois avec elles.

Celle de Farciennes brillait particulièrement par sa beauté. C'était une fée de charme avec sa longue robe blanche aux reflets d'étoiles. Ses cheveux d'or jaillissaient d'un chaperon noir bordé de perles et coulaient en liberté sur ses épaules. Cette fée avait élu domicile dans le bois de Brou, sur la rive droite de la Sambre. C'est de là qu'elle partait pour exercer sa puissance sur les contrées environnantes. Perchée au haut d'un chêne séculaire, elle portait ses regards très loin. Elle traversait l'air dans un char tiré par les oiseaux. Seuls les rossignols ne traînaient pas le véhicule ailé, préposés qu'ils étaient à l'orchestre choisi par la fée. Chaque soir, la jolie blonde s'endormait, bercée par ce joyeux concert. En hiver, ces frileux chanteurs cédaient la place aux vents du Nord.

Un jour, un jeune berger vint avec son troupeau aux abords du bois de Brou. Etonné d'entendre tant de rossignols, il conçut le projet de capturer les passereaux afin de les mettre en cage et de les vendre. Il se glissa parmi les fougères et déposa ses gluaux dans la clairière. Mais comment attirer les oiseaux vers lui et vers les pièges?

Le lendemain, la fée à peine partie en mission, le berger sauta sur une grosse pierre, porta sa flûte aux lèvres et en tira les meilleurs accords. Jamais il ne captura autant de rossignols. Sept fois il revint, sept fois il s'en retourna chargé d'un lourd butin. Mais à la huitième fois, la fée l'attendait. Elle s'était, en effet, aperçue que le nombre de ses musiciens ne cessait de diminuer :
- Reste, jeune homme, je veux te châtier.
- Madame, pitié!
- Tu as détruit mes chanteurs sans raison. Je vais te faire pénétrer dans la pierre sur laquelle tu venais jouer, et tu y resteras pour l'éternité. Vivant, mais prisonnier.

Un geste. Une baguette magique. Un cri terrible. Un craquement sourd. La pierre qui s'ouvre. Le malheureux pâtre qui disparaît à jamais dans le roc.
A partir de ce jour, lorsque le douzième coup de midi retentissait, la Pierre aux Rossignols faisait un tour sur elle-même : c'était, disait-on, l'âme du prisonnier qui tentait de s'évader...

Le flâneur actuel chercherait en vain la Pierre aux Rossignols. Elle resta pourtant fichée dans son lit d'argile durant des siècles. C'était un bloc de grès roussâtre, non taillé, en position couchée. On la considérait comme une pierre aux sorcières, on la disait tournant à l'heure de midi. Sous l'Ancien Régime, la cour des échevins de Roselies, quand elle devait aborder un cas difficile ou qu'elle ne s'estimait pas assez «sage», assez informée, se rendait auprès de la pierre pour y délibérer. Sans doute les magistrats municipaux attendaient-ils l'inspiration du génie logé dans la roche ou l'influence bénéfique d'une réalité matérielle qu'ils croyaient vivante.

En août 1914, des soldats allemands la brisèrent pour en dégager un fragment qu'ils placèrent sur la tombe d'un officier tué à Roselies et inhumé au cimetière de Farciennes. La pierre légendaire retrouva ainsi son authentique destination puisqu'elle gardait une sépulture. Il semble que ce soit un obus allemand qui pulvérisa le reste du monolithe. En 1942, les villageois constatèrent sa disparition sans le moindre émoi. On les comprend un peu : ils avaient, cette année-là, d'autres soucis!



  

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claudine
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MessagePosté le: Mer 6 Aoû - 17:39 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

  Dans le département de l'Isère, un site magnifique est à découvrir au Sud de grenoble. Un arc de pierre grandiose, percé en son centre, est posé en haut d’une colline de 1220 m d’altitude. Cet arc était nommé autrefois : La Roche Percée.   

 " Au 16ème siècle, le Duc de Lesdiguières, seigneur du château de Vizille (village au Sud de Grenoble), était un grand chasseur. Pour garder son gibier à l’intérieur de son territoire, il décida de faire construire un mur immense entourant son domaine. Mais le coût de la réalisation était exorbitant.
   Il ne pouvait dépenser autant d’argent pour sa simple passion. Satan ayant eu vent de ce besoin ‘démoniaque’ vint un jour rendre visite au Duc :
  • * "Messire, je connais votre envie si belle et si grande" (vil flatteur il est, évidemment).
  • * "Je vous propose ‘gratuitement’ de construire cet immense rempart".

Le Duc comprit que piège il y avait, mais il laissa parler le Diable.
  • * "Je ne vous demanderai rien de terrestre, juste……….. un petit rien ...."
  • * ".......un presque rien................Votre……… âme".

 
C’est le contrat habituel de notre satanique marchand, (Vraiment Belzébuth est trop prévisible !).
  Le Duc voulait vraiment son mur, mais la damnation, c'est peut être un peu trop. Il mit donc une close à l'accord.

  • - "Tu devras construire ce mur en un temps record".
  • * "Bien sur votre majesté" fit le diable.
  • - "Je vais monter sur mon cheval et faire le tour de mon domaine".
  • * "Tout ce qu’il vous plaira votre grâce" ricana Satan.
  • - "Et si le mur n’est pas fini lorsque j’aurais fait le tour, je ne te devrai rien".
  • * "Wouaff, wouaff" aboya le diable certain de gagner.


   Et pendant que le Duc allait sceller son destrier, Belzébuth demanda à son Folaton (C’est un esprit espiègle qui hante les alpages et les chalets) de commencer instamment la construction.
   Evidemment, le diable tricha un peu (sinon il ne serait pas diabolique) en faisant appel à des dizaines de diablotins commandés par le Folaton.
Le mur s'allonge à une vitesse extraordinaire ! 

 
Les deux extrémités allaient se rejoindre... tout est perdu !  

 
   Le divin surveillait-il ce spectacle ou l'ange gardien Ducal était il puissant ?   Nul ne le sait, mais d'un saut prodigieux, presque surnaturel, le cavalier franchit le mur non terminé.
Satan pesta, jura, cracha 
(
oui, il a le droit, c’est le diable).


    Il fut si mécontent du Folaton, qu’il l'expédia d'un grand coup de pied, sur la colline de Creys, près de La Motte d'Aveillans.
  Il atterrit à quatre pattes, la tête sur le sol, avec sa grosse bosse sur son dos. Satan le pétrifia pour l'éternité. (il est bien rancunié ce diable !). "
 
     Si un jour, vous venez dans cette calme région, ne manquez pas la balade agréable et courte avec une vue sur les Écrins et sur les lacs. Pique-niquer sur un Folaton est une jubilation que vous n'éprouverez nulle part ailleurs.
Mais attention...... Satan n'a peut être pas dit son dernier mot !!!!!




 





 







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fleurdeschamps
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MessagePosté le: Jeu 7 Aoû - 08:36 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

ah si c'etait pres de chez moi , mais  qui sait!!!



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Le malheur de t'avoir perdu n'effacera jamais le bonheur de t'avoir connu.


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GILBERT01
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MessagePosté le: Ven 22 Aoû - 13:58 (2014)    Sujet du message: gentillesse spontanee Répondre en citant

J'ai assisté à une conférence sur le bonheur, d'un chercheur américain.

Il listait les travaux les plus récents sur le sujet, et, bien sûr, l'optimisme et la pensée positive y avaient une grande part.

Mais un résultat a attiré mon attention :

Un des grands facteurs de bonheur est :
- "Avoir des gestes de gentillesse spontanée".

Wouaah !

Je savais qu'avoir des attentions, des gestes de gentillesse pour les autres contribuaient à LEUR bonheur.
Mais je n'avais jamais réalisé combien cela a une action sur NOTRE bonheur.

Et quand on y réfléchit, c'est évident : On se sent mieux en étant généreux, tolérant, indulgent, attentif, attentionné,
en respectant et en écoutant les autres, que le contraire.

Alors, quel acte de gentillesse spontané allez-vous avoir aujourd'hui ?

C'est comme si vous plantiez des graines de bonheur.
Elle vont pousser et devenir fleurs de bonheur dans votre jardin intérieur.


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GILBERT01
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MessagePosté le: Mer 27 Aoû - 15:55 (2014)    Sujet du message: le coq et la perle Répondre en citant

Le Coq et la Perle

Un jour un Coq détourna
Une Perle, qu'il donna
Au beau premier Lapidaire.
"Je la crois fine, dit-il ;
Mais le moindre grain de mil
Serait bien mieux mon affaire. "
Un ignorant hérita
D'un manuscrit, qu'il porta
Chez son voisin le Libraire.
"Je crois, dit-il, qu'il est bon ;
Mais le moindre ducaton
Serait bien mieux mon affaire. "


Extrait du Livre I de Jean de La Fontaine


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claudine
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MessagePosté le: Mer 27 Aoû - 17:18 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

Gilbert  Okay
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GILBERT01
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MessagePosté le: Ven 29 Aoû - 15:42 (2014)    Sujet du message: LES OREILLES DU LIEVRE Répondre en citant

Les Oreilles du Lièvre

Un animal cornu blessa de quelques coups
Le Lion, qui plein de courroux,
Pour ne plus tomber en la peine,
Bannit des lieux de son domaine
Toute bête portant des cornes à son front.
Chèvres, Béliers, Taureaux aussitôt délogèrent,
Daims, et Cerfs de climat changèrent ;
Chacun à s'en aller fut prompt.
Un Lièvre, apercevant l'ombre de ses oreilles,
Craignit que quelque Inquisiteur
N'allât interpréter à cornes leur longueur,
Ne les soutînt en tout à des cornes pareilles.
Adieu, voisin Grillon, dit-il, je pars d'ici ;
Mes oreilles enfin seraient cornes aussi ;
Et quand je les aurais plus courtes qu'une Autruche,
Je craindrais même encor. Le Grillon repartit :
Cornes cela ? Vous me prenez pour cruche ;
Ce sont oreilles que Dieu fit.
- On les fera passer pour cornes,
Dit l'animal craintif, et cornes de Licornes.
J'aurai beau protester ; mon dire et mes raisons
Iront aux Petites-Maisons.


Extrait du Livre V de Jean de La Fontaine


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claudine
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MessagePosté le: Ven 29 Aoû - 15:46 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

Mals connus ces textes de La Fontaine  Gilbert
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MessagePosté le: Ven 5 Sep - 18:13 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

Le Renard et le Buste

Les Grands, pour la plupart, sont masques de théâtre ;
Leur apparence impose au vulgaire idolâtre.
L'Ane n'en sait juger que par ce qu'il en voit.
Le Renard au contraire à fond les examine,
Les tourne de tout sens ; et quand il s'aperçoit
Que leur fait n'est que bonne mine,
Il leur applique un mot qu'un Buste de Héros
Lui fit dire fort à propos.
C'était un Buste creux, et plus grand que nature.
Le Renard, en louant l'effort de la sculpture :
Belle tête, dit-il ; mais de cervelle point.
Combien de grands Seigneurs sont Bustes en ce point ?


Extrait du Livre IV de Jean de La Fontaine


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GILBERT01
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MessagePosté le: Ven 5 Sep - 18:15 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

Il était une fois, une île où tous les différents Sentiments vivaient :
le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l'Amour y compris.

Un jour, on annonça aux Sentiments que l'île allait couler.
Ils preparèrent donc tous leurs bateaux et partirent.

Seul l'Amour resta. L'Amour voulait rester jusqu'au dernier moment.

Quand l'île fut sur le point de sombrer, l'Amour décida d'appeler à l'aide.

La Richesse passait à côté de l'Amour dans un luxueux bateau.
L'Amour lui dit : - "Richesse, peux-tu m'emmener ?"
- "Nan, car il y a beaucoup d'argent et d'or sur mon bateau. Je n'ai pas de place pour toi."

L'Amour decida alors de demander à l'Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau :
- "Orgueil, aide-moi je t'en prie !"
- "Je ne puis t'aider, Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau."

La Tristesse étant à côté, l'Amour lui demanda : - "Tristesse, laisse-moi venir avec toi."
- "Ooh... Amour, je suis tellement triste que j'ai besoin d'être seule !"

Le Bonheur passa aussi à coté de l'Amour, mais il était si heureux qu'il n'entendît même pas l'Amour l'appeler !

Soudain, une voix dit : - "Viens Amour, je te prends avec moi."
C'etait un vieillard qui avait parlé.

L'Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu'il en oublia de demander son nom au vieillard.
Lorsqu'ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s'en alla.


L'Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir : - "Qui m'a aidé ?"
- "C'était le Temps", repondit le Savoir.
- "Le Temps ?", s'interrogea l'Amour. "Mais pourquoi le Temps m'a-t-il aidé ?"
Le Savoir, sourit plein de sagesse, et répondit :

- "C'est parce que seul le Temps est capable de comprendre combien l'Amour est important dans la Vie."

D'après un conte de Lila Khaled ???



Fa


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fleurdeschamps
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MessagePosté le: Dim 7 Sep - 15:24 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

La légende des quatre mendiants 
 


 
Il était une fois quatre garnements aux noms prédestinés. Ils s'appelaient Sans-Souci, Sans-le-Sou, Propre-à-Rien et Meurt-de-Faim. Ils vivaient au gré de leurs envies, dormant la plupart du temps et ne s'éveillant que pour obtenir en mendiant le peu qui leur était nécessaire pour survivre. Mangeant peu, ne se lavant pas, ils n'étaient pas beaux à voir et n'inspiraient aucune confiance à qui avait le malheur de les croiser.

Or, voilà qu'un jour, alors qu'un orage d'une violenceinouïe éclatait, un pauvre étranger perdu leur demanda l'asile en attendant que le ciel ait déversé son trop-plein de colère. Bons bougres tout de même, ils le laissèrent entrer dans leur misérable hutte. À la fin du déluge, l'étranger les quitta, non sans leur promettre de leur envoyer à chacun une boîte dont ils devraient prendre grand soin et dans laquelle ils trouveraient quelque chose à planter.

Lorsque les boîtes arrivèrent, ils obéirent et plantèrent ce qu'ils y trouvèrent : plants de vigne et de figuier, noyaux d'amandes et de noisettes. Le terrain était inculte, mais les arbres y poussaient, et les quatre mauvais sujets apprirent même à en sécher les fruits. Ceux-ci, plus tard, entrèrent dans la composition de leur dessert d'hiver, qu'ils vendirent avec succès. Sans-Souci, Sans-le-Sou, Propre-à-Rien et Meurt-de-Faim gagnèrent de plus en plus d'argent et travaillèrent de plus en plus, mais pour ne pas oublier qui ils étaient et se souvenir toujours du temps passé, ils avaient décidé d'appeler leur produit : « Les quatre mendiants ».

Aujourd'hui encore, on peut déguster ce dessert composé des quatre sortes de fruits séchés que sont les figues, les noisettes, les raisins et les amandes.

 


  

 
  
 







     
     

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    MessagePosté le: Dim 7 Sep - 16:46 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

    fleurdeschamps a écrit:

    La légende des quatre mendiants 
      


      
    Il était une fois quatre garnements aux noms prédestinés. Ils s'appelaient Sans-Souci, Sans-le-Sou, Propre-à-Rien et Meurt-de-Faim. Ils vivaient au gré de leurs envies, dormant la plupart du temps et ne s'éveillant que pour obtenir en mendiant le peu qui leur était nécessaire pour survivre. Mangeant peu, ne se lavant pas, ils n'étaient pas beaux à voir et n'inspiraient aucune confiance à qui avait le malheur de les croiser.

    Or, voilà qu'un jour, alors qu'un orage d'une violenceinouïe éclatait, un pauvre étranger perdu leur demanda l'asile en attendant que le ciel ait déversé son trop-plein de colère. Bons bougres tout de même, ils le laissèrent entrer dans leur misérable hutte. À la fin du déluge, l'étranger les quitta, non sans leur promettre de leur envoyer à chacun une boîte dont ils devraient prendre grand soin et dans laquelle ils trouveraient quelque chose à planter.

    Lorsque les boîtes arrivèrent, ils obéirent et plantèrent ce qu'ils y trouvèrent : plants de vigne et de figuier, noyaux d'amandes et de noisettes. Le terrain était inculte, mais les arbres y poussaient, et les quatre mauvais sujets apprirent même à en sécher les fruits. Ceux-ci, plus tard, entrèrent dans la composition de leur dessert d'hiver, qu'ils vendirent avec succès. Sans-Souci, Sans-le-Sou, Propre-à-Rien et Meurt-de-Faim gagnèrent de plus en plus d'argent et travaillèrent de plus en plus, mais pour ne pas oublier qui ils étaient et se souvenir toujours du temps passé, ils avaient décidé d'appeler leur produit : « Les quatre mendiants ».

    Aujourd'hui encore, on peut déguster ce dessert composé des quatre sortes de fruits séchés que sont les figues, les noisettes, les raisins et les amandes.

      


       

      
       
      







       
        

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      MessagePosté le: Jeu 11 Sep - 16:46 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant


       

      Illustration de G. Doré 


      Le Loup et l'Agneau 


      La raison du plus fort est toujours la meilleure :
      Nous l'allons montrer tout à l'heure.
       


      Un agneau se désaltérait
      Dans le courant d'une onde pure.
      Un loup survient à jeun, qui cherchait aventure,
      Et que la faim en ces lieux attirait.
      « Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage?
      Dit cet animal plein de rage :
      Tu seras châtié de ta témérité.
      - Sire, répond l'agneau, que Votre Majesté
      Ne se mette pas en colère;
      Mais plutôt qu'elle considère
      Que je me vas désaltérant
      Dans le courant,
      Plus de vingt pas au-dessous d'Elle;
      Et que par conséquent, en aucune façon,
      Je ne puis troubler sa boisson.
      - Tu la troubles, reprit cette bête cruelle;
      Et je sais que de moi tu médis l'an passé.
      - Comment l'aurais-je fait si6 je n'étais pas né?
      Reprit l'agneau; je tète encor ma mère.
      - Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.
      - Je n'en ai point. - C'est donc quelqu'un des tiens;
      Car vous ne m'épargnez guère,
      Vous, vos bergers, et vos chiens.
       

      On me l'a dit: il faut que je me venge. »
      Là-dessus, au fond des forêts
      Le loup l'emporte et puis le mange,
      Sans autre forme. de procès.
       




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      MessagePosté le: Jeu 11 Sep - 17:20 (2014)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

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      MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:50 (2017)    Sujet du message: contes et légendes

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