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contes et légendes
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claudine



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MessagePosté le: Ven 15 Mar - 13:41 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

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Joli Fleurdeschamps Razz
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MessagePosté le: Ven 15 Mar - 13:41 (2013)    Sujet du message: Publicité

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crisilie
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MessagePosté le: Ven 15 Mar - 23:51 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

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fleurdeschamps
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MessagePosté le: Lun 18 Mar - 10:58 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

Legende de Normandie(Eure)  
 
L’Âme chantante de Corneuil  
 
Derrière une des montagnes qui accidentent le sol de la commune de Corneuil, s’élevait, il y a bien longtemps, une petite chaumière cachée dans un bouquet de hêtres et de chênes. C’était la demeure d’une pauvre vieille femme, à laquelle le ciel n’avait donné qu’une seule joie pendant sa vie qui comptait ses jours par des chagrins. 
  
 

C’était Marthe, sa fille, une si charmante enfant, que rien de plus gracieux jamais n’avait été admiré. Elle était frêle et élancée ; à la voir belle comme le bon Dieu l’avait faite, on eût voulu la presser une fois dans ses bras, au risque de la briser sur son cœur. Ceux qui la rencontraient étaient peu nombreux à la vérité, mais tous gardaient son image dans leurs pensées, comme le portait d’une sainte du Paradis.  
 
Marthe, l’humble et simple fille, avait encore un autre charme que sa beauté, mais celui-là il était presque un secret entre elle, sa mère et la solitude. C’était une voix d’une pureté, d’une douceur, d’une étendue au-dessus de toute voix humaine.  
 
Le soir, après ses modestes occupations, la jeune fille s’asseyait près de sa petite lampe, et, tout en travaillant, elle récitait à sa sainte patronne des cantiques qui devaient trouver un écho dans les chœurs des anges. Souvent sa mère émerveillée laissait tomber son ouvrage et demeurait des heures entières à l’entendre, car les sons et les mélodies se succédaient comme par enchantement, variant à l’infini, toujours suaves pourtant et merveilleusement cadencés.  
 
— Chante, mon enfant, lui disait la vieille femme ; tant que tu chanteras, tu seras vertueuse et heureuse.  
 
Elle se trompait, la pauvre mère.  
 
Marthe allait avoir dix-sept ans, mais elle était trop pauvre pour se marier, et les rustres du village voisin, tout en admirant sa beauté, n’auraient pas voulu d’une compagne aussi frêle que les blanches fleurettes qui croissent sur les marais, et que flétrissent les premiers rayons du soleil.  
 
Un jour, sa mère étant aux prés, elle avait sorti, sous l’ombre du berceau protecteur de sa cabane, sa chaise de bois et son rouet ; l’air de la campagne était rempli de la douce saveur du mois de mai. En respirant la brise odorante, Marthe chantait un de ses plus beaux cantiques ; à chaque refrain, sa voix parfaite, sans travail, balançait des notes presque impossibles et des accents d’une étendue sublime.  
 
Grand fut son étonnement, après avoir achevé, de se voir entourée de brillants chevaliers, attirés dans ce lieu par les sons qu’ils avaient entendus, et la dévorant du regard. Sa surprise fit bientôt place à l’effroi ; elle distingua parmi ses auditeurs monseigneur le vicomte de Corneuil, son propre suzerain, l’un des plus terribles et des plus pervers seigneurs du pays.  
 
Il imposa cependant silence aux téméraires propos de ses compagnons ; mais il jeta à la pauvre chanteuse un regard qui la fit trembler. Elle ne chanta plus de la journée. Le soir, à la veillée, sa mère lui demanda pourquoi elle se taisait.  
 
— Bonne mère, lui dit-elle en l’embrassant doucement, j’ai peur.  
 
Elle ne voulait point lui apprendre ses pressentiments ; — elle eût mieux fait peut-être, car le lendemain, à la même heure, deux hommes en livrée l’entraînaient au château.  
 
— Monseigneur, s’écria-t-elle, tout en pleurs en voyant venir le sire à sa rencontre, sauvez-moi, protégez-moi !  
 
— Vous êtes en lieu d’asile, mon charmant rossignol, et je vous prends sous ma haute protection.  
 
En disant, il fit un signe à ses valets qui lâchèrent la jeune fille ; mais en regardant derrière elle, elle s’aperçut que le pont-levis était relevé.  
 
— Soyez bon, monseigneur, rendez-moi à ma mère !  
 
— Certes, oui, mon archange, mais à une condition.  
 
— Non ! non ! soupira-t-elle, car elle avait deviné. Elle était captive. On l’enferma dans une cellule en haut du donjon, comme un oiseau dans une cage.  
 
Le soir, le vicomte, plein de mauvais désirs, apparut sur la porte de la prison ; il espérait triompher aisément de cette faible enfant, qui n’avait pour défense que sa candeur de vierge et ses prières. O merveille ! il s’arrêta au seuil, fasciné, saisi par le chant de sa victime agenouillée devant une madone. Et comme si ces pieuses invocations eussent éloigné l’esprit du mal, il ne se sentit pas le courage de pénétrer plus avant. Quand elle eut fini sa prière, Marthe entr’ouvrit sa fenêtre ; à travers les barreaux qui la garnissait extérieurement, elle aperçut à la clarté de la lune une vieille femme qui lui tendait les bras.  
 
— Ma mère ! dit-elle, le coeur gros de chagrins.  
 
Le lendemain ce fut la même chose et tous les jours suivants pendant plusieurs mois ; chaque fois que le méchant seigneur essayait de porter la main sur la captive, un chant triste et mélancolique lui enlevait sa coupable ardeur. Ceux qui passaient alors sous les murs du donjon se signaient pieusement : il leur semblait qu’un ange fût venu chasser le démon du castel.  
 
Mais un soir, la vieille femme ne parut pas sur le tertre, et dès-lors une douleur de plus dévora le cœur de Marthe. Plus elle allait, plus ses chants devenaient ravissants, plus sa voix se divinisait, mais en proportion de ce qu’elle gagnait de ce côté, elle diminuait physiquement à vue d’oeil ; ce n’était plus que l’enveloppe d’une jeune fille.  
A force de l’entendre et de l’admirer, son cruel geôlier s’était adouci ; seulement, en perdant son amour pour la forme matérielle ; il s’était passionné pour sa voix, et il ne lui refusait plus que la liberté, parce qu’il n’était satisfait qu’en l’entendant chanter.  
 
Un matin qu’elle avait passé la nuit à charmer le vicomte, elle se trouva tellement affaiblie, qu’il n’osa lui refuser la permission d’aller au cimetière porter une fleur sur la tombe de sa mère. Ce pieux devoir rempli, Marthe se traîna jusqu’à l’église ; c’était le moment du sacrifice, tous les villageois étaient en prières, elle s’agenouilla près d’un pilier et mêla sa voix à celles qui glorifiaient le ciel.  
 
Par un effet étrange, qu’elle produisit sans s’en apercevoir, elle commença une telle mélodie que chacun se tut respectueusement, et sa voix continua seule l’hymne commencé. Elle terminait à peine, que le prêtre éleva le saint des saints ; en ce moment, elle tomba à genoux sur son prie-Dieu, et quand on la releva, la sainte était au ciel.  
 
Ou plutôt elle avait laissé son âme ici-bas, car, chaque année, le jour des morts, à minuit, on entend dans l’église de Corneuil une voix divine qui chante des cantiques : c’est l’âme de Marthe, la chanteuse du donjon.   
 
Sources : "Légendes et Traditions de la Normandie" - 1843 - Octave Féré.  
 
  

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claudine
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MessagePosté le: Lun 18 Mar - 13:25 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

de bien jolies légendes
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claudine
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MessagePosté le: Mer 20 Mar - 17:56 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

MARTISOR
diminutif de "martie - mars"

 
 
En France, le printemps est fêté le 21 mars,
date officielle de l’arrivée de cette saison du renouveau.
Pour les Roumains, la tradition est toute différente.
C’est le 1er jour de mars où se fête Martisor.

Cette tradition, née dans les siècles passés,
consistait à honorer son amoureuse, sa femme,
sa mère ou ses sœurs en leur offrant un petit sujet porte-bonheur
accompagné de fils tressés rouge et blanc.
Le rouge représente l’hiver et le blanc le printemps qui s’annonce
avec l’apparition du perce neige, fleur symbolique du renouveau.

Considéré comme un porte-bonheur, la cordelette peut être accompagnée
d’autres symboles tels que le trèfle à quatre feuilles, cœur,
Fer à cheval, carte à jouer, fleurs…

Une légende raconte qu’une vieille femme du nom de Dochia
avait une belle-fille qu’elle haïssait !
Un jour d’hiver glacial, Dochia lui donna un vêtement particulièrement sale,
lui demandant d’aller le laver à la rivière jusqu’à qu’il devienne blanc comme neige…
La jeune femme entrepris de le laver avec force courage mais,
plus elle le lavait, plus il redevenait noir !
C’est à ce moment qu’apparu un homme nommé Martisor
qui lui demanda pourquoi elle pleurait. Elle l’informa de son infortune…

C’est alors qu’il lui dit qu’il possédait un pouvoir magique.
Il donna à la jeune femme une fleur rouge et blanche
et lui dit de laver une dernière fois le tissu et de rentrer chez elle.
Quand elle arriva, le linge était blanc comme la neige.

La vieille Dochia n’en cru pas ses yeux.
Elle n’imaginait pas que sa belle fille puisse y parvenir. Soudain,
elle vit la fleur dans les cheveux de sa bru. « D’où vient-elle? »,
demande la vieille femme ;
« C’est encore l’hiver », répondit la jeune femme.

La vieille crut que le printemps était venu sur la montagne
et partit avec son troupeau sur les sommets.
En route la pluie froide la prit et arrivée à la cime, Martisor lui apparut…
« Comment te sens-tu ici en cette période si froide ? » lui dit-il.
« Toi qui a obligé ta bru à y venir pour laver le linge au torrent? ».

Il dit à Dochia qu’il était le responsable du temps! Et il disparut…
La Vieille Dochia resta seule dans la montagne,
le gel vint et la marâtre fut changée en pierre…
Tout cela fut le travail de Martisor…
et alors vint le printemps !
 

 
 

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fleurdeschamps
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MessagePosté le: Ven 22 Mar - 10:28 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

bien joli Okay   
 
 
 
 
La sorcière de Gruchy  (Manche) 
 
 
Sa demeure se situait dans ce village de la commune de Gréville-Hague dans la Manche. C’était une magicienne cruelle et impitoyable, capable de se transformer en toutes sortes d’animaux. Elle attirait chez elle les jeunes gens, puis une fois lassée, les transformait en animal ou bien en plante. Sans pitié pour ceux qui essayaient de lui résister, elle les faisait éventrer et mettait leurs entrailles à sécher sur des haies d’aubépines.  
 
Son pouvoir lui serait venu, dit-on, d’une peau magique ou d’une haire dont elle avait l’habitude de se revêtir. On disait qu’il lui suffisait simplement de la toucher pour devenir soudainement invincible. Cependant un matin, surprise dans son sommeil, ne pouvant s’emparer de sa haire, elle put enfin être emmenée sans résistance vers son funeste destin. 
 
 
 

 
  

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MessagePosté le: Sam 23 Mar - 13:25 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

la légende du « Tombeau du Géant » 
 
 
 
Près de la ville de Bouillon, juste derrière, existe un lieu étonnant. Sa forme ressemble à s’y méprendre à celle d’un énorme tombeau d’où son nom de « tombeau du géant ». Le tombeau du Géant est une colline lovée dans un méandre de la Semois.
A l’époque romaine, les armées de Jules César envahissent nos contrées. Les Gaulois sont battus par la « furia romana » lors de la bataille de la Sambre. On raconte que c’est de la faute des Namurois, arrivés en retard… Pour les prisonniers gaulois, un seul sort: les arènes de Rome, autrement dit la fosse-aux-lions.

Un géant, originaire de Trêves, est fait prisonnier. Cet homme ne voulant pas partir pour Rome s’enfuit. Les cavaliers de Labienus, centurion de César, se lancent à sa poursuite. A plusieurs reprises, le géant parvient à leur échapper. Mais soudain, arrivé en bord de Semois au lieu-dit « Rocher des Gattes », le géant s’aperçoit que les cavaliers lui ont coupé la retraite.

Pris au piège et préférant la mort, il se jette dans le vide, du haut du rocher. Le lendemain matin, un vieil homme, habitant de Botassart retrouve son cadavre. Ebahis par le courage manifesté par ce « grand homme » tout autant que par sa taille, il décide de l’enterrer dans cette boucle formée par un méandre de la Semois avec l’aide de jeunes adolescents du village. Depuis lors, cette colline porte le nom de  »Tombeau du Géant ».

 

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MessagePosté le: Sam 23 Mar - 18:37 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

beaucoup de lieux à aller voir Wink

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claudine
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MessagePosté le: Dim 24 Mar - 16:05 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

La pierre Brunehaut  
  
La Pierre Brunehaut (ou Brunehault) appelé aussi Pierre Celtique est un mégalithe datant du Néolithique récent, situé à la croisée des « Six Chemins » à Hollain, une entité de la commune de Brunehaut, non loin de la chaussée romaine Bavay-Tournai.
Ce menhir en grès de Grandglise est le plus grand mégalithe dressé de Belgique et pèserait 23 tonnes. Il domine largement ce paysage de plaine de ses 4,25 m. En comptant la partie sous la surface du sol, il mesure 6 m de haut pour une largeur de 3 m. Entouré de quatre peupliers d'Italie, le site est facilement repérable des alentours. La pierre est orientée nord-sud. Elle est classée depuis le 15 mars 1934



 
La reine Brunehaut (534-613) régna sur l'Austrasie pendant presque une demi siècle. Elle était dure mais juste. Ses sujets la respectaient, certains l'aimaient. Elle a fait construire beaucoup de routes bien droites. Certains l'accusaient d'avoir fait un pacte avec le diable. Au bord de ces routes, se dressaient des pierres. Les ennemis de la reine disaient qu'elles poussaient lentement comme des plantes, ou qu'elles tournaient sur elles-mêmes certaines nuits. Celui qui assisterait au phénomène mourrait dans l'année.Frédégonde régnait sur la Neustrie et jalousait Brunehaut. Frédégonde maniait le crime pour asseoir son pouvoir. Elle a fait tuer le mari et la sœur de Brunehaut. Il jour, elle parvient à s'emparer de celle-ci.
Brunehaut a été traînée devant un tribunal. Pour plaire à Frédégonde, les juges ont accusé la vieille reine d'être sorcière et l'ont condamnée à être attachée à un cheval lancé au galop.
La foule est nombreuse pour assister au supplice. Brunehaut est attachée à un cheval sauvage qui bondit et traîne la malheureuse. On a entendu le martèlement du trot du cheval jusqu'à la nuit. Chaque fois que le corps de Brunehaut frappait le roc, un éclair traversait le ciel.
A l'aube, les habitants d'Hollain ont découvert un cheval harassé et les restes d'une femme, qui portait un anneau où était gravé le nom de Brunehaut. Pour honorer la mémoire de leur reine, ils ont dressé une énorme pierre à l'endroit de leur découverte.
Quand la pierre tombera, ce sera la fin du monde.
  

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fleurdeschamps
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MessagePosté le: Lun 25 Mar - 09:49 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

Okay  Esperons que cette pierre restera toujours  debout     
 
 
L'hydre de Villedieu-Lès-Bailleul  (Orne)    
 
 
L'église de Villedieu-les-Roches (le nom de Villedieu-lès-Bailleul fut donné à la commune en hommage au seigneur de Bailleul) est bâtie sur une élévation de rocs noirs et grisâtres ; un défoncement peu profond, large d'environ trente toises sur cent cinquante de longueur, part de l'église et s'allonge dans la direction de Coulonces et de Bailleul, bordé d'énormes masses granitiques qui élèvent en surplomb leurs têtes inégales. Tout près de ces rochers est une espèce de caverne dont l'entrée a été rétrécie par le travail du temps ou par la main des hommes.

 
Suivant la légende, un serpent habitait cette caverne aux murailles de diamants et d'or. Il sortait de temps en temps pour aller se baigner dans un petit lac voisin, après quoi il parcourait la campagne à la recherche de sa proie. Lorsque la faim le pressait, il allait vite en besogne, car le monstre n'était rien moins qu'une hydre à plusieurs têtes. Les habitants de Villedieu et des pays environnants s'épuisaient en vaines lamentations ; cependant le désespoir leur inspira la découverte d'un moyen de salut. Ils imaginèrent de porter à l'entrée de la caverne une grande cuve pleine de lait, qu'ils avaient remplie à frais communs.Le monstre parut satisfait du régime anodin auquel on voulait le soumettre. La paix et la sécurité se rétablirent tout d'abord. Mais un jour, soit par oubli, soit par impuissance, les habitants de Villedieu manquèrent de procurer à leur hôte sa ration habituelle. Notre serpent qui, depuis quelque temps, ne faisait point assez forte chair pour soutenir un long jeûne, se mit en route, aiguillonné à la fois par le vengeance et la faim. Un jeune homme s'étant remontré sur son passage, il le dévora. Neveu du seigneur de Bailleul, il était aussi chéri des vassaux que son oncle en était détesté. Cependant, le seigneur de Bailleul, malgré sa dureté bien connue, fut vivement affligé de la mort de son neveu ; il jura que le jour des représailles ne se ferait pas attendre.De monstre à tyran la guerre s'allume vite, mais celle que projetait le baron de Bailleul demandait quelques préparatifs indispensables. L'adroit seigneur commença l'attaque par une ruse bien calculée : il fit déposer deux moutons à l'entrée de la caverne, et, de plus, remplir la cuve où s'abreuvait le dragon, d'eau-de-vie au lieu de lait. Celui-ci dévora les deux moutons, en se félicitant de ce que la leçon donnée aux habitants de Villedieu produisait de tels fruits ; puis, il s'endormit dans l'enivrement de son succès et de la cuve d'eau-de-vie qu'il avait vidée. Le moment était venu pour le seigneur de Bailleul d'assurer sa vengeance ; nouvel Hercule endosse son armure, plus solide qu'une peau de lion ; sa longue épée vaut une massue.

Il marche droit à la caverne, surprend le monstre endormi, il frappe d'un coup si terrible qu'il lui enfonce sa principale tête. Mais celui-ci se révèle assez formidable encore pour engager un combat à outrance : il aveugle son ennemi par les vomissements de flamme qu'il lui lance au visage, et le baron de Bailleul tout intrépide qu'il est, recule épouvanté. A peine est-il dehors, qu'un craquement effrayant se fait entendre, comme si la terre allait s'effondrer sous la fureur du reptile ; les roches de Villedieu éclatent de toutes parts et jonchent la plaine de projectiles énormes ; une lave ruisselante envahit le lac, puis, la commotion s'apaise, et le silence se rétablit sur cette scène de désastre.

Le lendemain, les vassaux du seigneur de Bailleul s'approchèrent en tremblant de ce lieu désolé : ils trouvèrent le corps du baron calciné dans son armure, et, plus heureux qu'ils n'auraient osé l'espérer, ils se virent délivrés à la fois des deux monstres qui les tyrannisaient : le serpent et le baron.

Galeron, qui raconte également cette légende, en a diversifié certains détails d'après le récit des gens du pays.

 



 Voici une circonstance curieuse de cette nouvelle narration. Lorsque le sire de Bailleul se proposa d'aller combattre le serpent, il se couvrit d'une armure de fer-blanc, et en fit de même avec son cheval. Ainsi bardé, il s'avança vers la caverne si redoutée. A sa rencontre avec le dragon, le cheval porta à son ennemi des coups assez forts pour que la perte de celui-ci devînt certaine, mais le monstre, dans l'excès de sa fureur, vomit tant de flammes que le cheval fut suffoqué. Pour comble de malheur le cheval, dans son effroi, étant venu à se retourner, les crins de sa queue, que l'on n'avait point mis à l'abri sous l'armure comme le reste du corps, s'enflamma en un instant ; et l'animal, ainsi que celui qu'il portait, furent consumés entièrement.Le trou du serpent n'a plus une grande profondeur, mais on assure qu'autrefois il s'étendait à plusieurs lieues à l'entour du terrain même, et l'on prétend qu'il résonne encore sous les pas, en différents points de la campagne. On ne doute pas que la caverne ne s'avance de tous côtés, et l'on assure qu'elle recèle de grands trésors.

 Galeron a aussi donné une interprétation particulière de cette légende. Selon lui, elle rappelle une lutte entre les religions. Parmi les blocs de rochers, il en est un très éminent qui s'élève au-dessus de la demeure du seigneur. D'autres fragments épars semblent les restes d'anciens dolmens brisés, symboles d'un culte païen. A deux cents pas, sur le roc opposé, s'élève l'église de Villedieu, dont le nom décèle une consécration chrétienne. Le serpent serait peut-être une image du culte profane ; la jeune fille que, suivant cette nouvelle tradition, on livrait à dévorer au dragon, serait un souvenir d'affreux sacrifices ; le chevalier, un symbole du culte triomphant. (D'après « La Normandie romanesque et merveilleuse » paru en 1845) 


 

    

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MessagePosté le: Mar 26 Mar - 16:33 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

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MessagePosté le: Jeu 28 Mar - 11:03 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

Le sire de la Lande-Patry (0rne) 
 
 

Selon la légende, un des sires de la Lande-Patry dans l’Orne, qu’on appelait Ganne, fut de son temps la plus grande terreur de la région. Commettant pillages, meurtres, enlèvements et incendies à la tête d’une troupe de cavaliers, il n’avait de cesse que de répandre, dans les campagnes, terreur la désolation, s’en prenant aux plus humbles et aux plus pauvres.

Longtemps, les tentatives pour s’emparer de Ganne demeurèrent sans succès. Il ne manquait jamais de ressource pour échapper à ses poursuivants. Même assiégé dans son château, il parvenait à s’enfuir par quelques souterrains secrets ou en se dissimulant dans un cadavre de cheval qu’on transportait derrière ses ennemis.

 Mais un jour, pris dans une embuscade, il tomba sous le nombre et fut capturé. Soigneusement masqué, on l’apporta à son domaine. A la châtelaine venue aux devants des paysans qui arrivaient au château, on demanda quel sort réserver à un scélérat aux mains couvertes de sang. Celle-ci ordonna qu’on l’enferme dans un tonneau aux paroies garnies de pointes, puis roulé du haut d’une colline.

C’est ainsi que Ganne dût subir le supplice qu’il avait entendu dicter, par sa propre femme, aux paysans.




  

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MessagePosté le: Ven 29 Mar - 13:57 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

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MessagePosté le: Lun 8 Avr - 15:16 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

La légende des macralles du Val de Salm 
 
Depuis 1956, sur les hauteurs du Val de Salm, dans la clairière des rochers du Tiennemesse, c'est dans la pénombre de la nuit du 20 juillet, que surgissent des airs, d'horribles sorcières toutes habillées de noir, au nez crochu et chevauchant leur balai. Ces Neurès Bièsses , ou macralles, après s'être fait remettre symboliquement en soirée les clés de la ville pour 24 heures par le bourgmestre, se rassemblent pour tenir leur Sabbat en présence du Diable, le bouc noir, sorti tout droit des fumées de l'enfer. Tout en dansant et en chantant, elles se vantent, en wallon, des mauvais sorts jetés et des actions néfastes commises durant l'année. Elles en profitent pour introniser certaines personnalités et leur donner le titre de « Baron des Frambâches ». 
 
 
Les heureux désignés, souvent des personnalités connues, doivent ingurgiter une cuillère de tchatcha, un nectar de myrtilles écrasées, enfourcher le ramon qui n'est autre que le balai de sorcière et réciter la formule magique qui leur permettra de franchir les haies et les buissons : "Sôte Mirôte out' hayes èt bouchons". 
Après une danse endiablée, les macralles disparaissent dans la nuit, au milieu d'un feu d'artifice de son et lumière. 
Les barons et baronnes nouvellement intronisés signent un livre d'Or et pourront, par leur assiduité, accéder au rang de Vicomte, Comte, Marquis, Duc, Grand Duc et enfin Prince des ténèbres... L'évènement permet également d'introniser les loumerotes, littéralement feux-follets, terme qui désigne les jeunes sorcières qui n'accèderont au titre de macralles qu'au bout de deux ans d'apprentissage. 
Le sabbat des macralles, évènement folklorique important dans la région attire environ 2000 personnes. Le lendemain, le 21 juillet, munies de balais et de lanceurs de talc, les macralles participent au cortège de la Fête des Myrtilles. Lors de la parade finale, elles restituent les clés de la ville et lancent de délicieuses souris en gomme anisée. La société des Macralles, fondée en 1955, voyage également hors de sa contrée pour aller jeter leurs sorts sur d'autres villes belges ainsi qu'à l'étranger. 
 
La légende à l'origine de l'évènement
Tout est né d'une certaine Gustine Maka, Marie-Joseph Augustine Lemoine, née à Rencheux en 1836 et décédée à Turnhout en 1915. Femme accablée par les malheurs de la vie, elle perdit ses deux maris jeunes et ses deux fils décédèrent en bas âge. Seule, impotente, boiteuse et dotée d'une imagination débordante, elle errait, courbée en deux dans les rues de Vielsalm, elle épanchait ses malheurs sur qui voulait l'entendre. 
Tous les ingrédients étant là pour faire naître la peur ancestrale des sorcières, les gens se méfiaient d'elle, et racontaient qu'elle était capable de jeter des sorts sur les personnes qui osaient la repousser. Appuyée sur son bâton, on disait qu'une fois à l'abri des regards, elle se redressait et marchait normalement. 
Un jour, la légende raconte qu'un groupe de jeunes gens partis à la cueillette de myrtilles qui cette année là s'étaient faites rares, revinrent bredouilles après plusieurs heures de recherche. En rentrant chez eux, ils rencontrèrent Gustine Maka qui portait, elle, un panier plein de ces fruits sauvages. En voyant la surprise sur le visage des jeunes gens, la macralle, car c'est ainsi que les gens la voyait, les aurait invités à boire un verre de genièvre et à manger du tchatcha. Les jeunes gens, tentés par le pêché de gourmandise acceptèrent son invitation, mais les myrtilles étant ensorcelées, ils devinrent à leur tour macralles. 
 
 

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fleurdeschamps
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MessagePosté le: Lun 8 Avr - 18:35 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

Okay        Claudine    j imagine que ces fêtes doivent etre bien belles Wink    

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fleurdeschamps
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MessagePosté le: Mer 10 Avr - 08:26 (2013)    Sujet du message: contes et légendes Répondre en citant

 La Dame Blanche du château de Reichenstein (Alsace, Haut-Rhin) 



Messire Treitlinger, Conseiller de la Régence de Montbéliard qui représentait son Altesse le Duc de Wurtemberg dans ses possessions en Alsace, lors d’une visite à Riquewihr, avait été invité par le Bailli à une partie de chasse dans les vastes forêts du domaine. A cette occasion le Sire Treitlinger fut scandalisé par le laisser-aller qu’il constatait dans l’administration des domaines de ses maîtres ; nos chasseurs trouvèrent un faon pris par la gorge dans un collet meurtrier.

Dès le lendemain furent convoqués le Directeur du domaine et les Officiers de la Forêterie. Le Conseiller le la Régence exigea plus de rigueur dans l’économie forestière et l’abattage des arbres. Il enjoignit au Maître des Eaux et Forêts de mettre fin au braconnage. L’Officier des Eaux et Forêts demanda donc à ses quatre forestiers de parcourir aux heures les plus inattendues, les belles futaies de sapins, de hêtres et de chênes, qui recelaient en abondance cerfs, chevreuils, sangliers, tous gibiers tellement convoités par les manants.

Les bûcherons et les charbonniers qui, depuis 1720 s’étaient établis à Ursprung avec autorisation spéciale, pratiquaient avec beaucoup d’habileté le braconnage au plus profond des bois, où personne ne les avait inquiétés jusqu’alors.


C’est ainsi donc que Jacob Gebhardt, le forestier et garde-chasse assermenté se trouvait un soir de juillet 1769, par un magnifique clair de lune, sur le sentier qui longe le Sembach tout au fond de l’étroit vallon. Il allait être minuit, la pleine lune était au zénith. Soudain il fut fort intrigué par un flocon de brume blanche qui se détachait du vieux donjon en ruine de Reichenstein. Il sentit un frisson parcourir tout son corps, lorsque ce singulier nuage prit peu à peu la forme d’une dame en longue robe blanche. Sidéré, appuyé à un chêne, il resta immobile, osant à peine respirer.



L’apparition descendit lentement vers la rivière. Jacob la vit se mettre à genoux sur une dalle plate. Elle tenait en main une grosse clef qu’elle trempa dans l’eau. Elle la lava, la frotta, la gratta énergiquement, interminablement, comme s’il fallait la purifier d’une tache rebelle, indélébile.

Jacob bougea-t-il à ce moment ? Toujours est-il que la dame se leva, mais loin de disparaître à la manière d’un spectre, voici qu’elle s’avança vers lui. Le garde-chasse était dans un état si singulier, si euphorique, qu’il n’eut même pas l’idée de fuir. La dame blanche lui prit la main et lui dit d’une voix douce :


" Ecoute-moi, je t’en prie. Viens demain soir, à la même heure, sur ce chemin, et allume deux torches. Voici exactement cinq cents ans que je souffre. C’est toi qui peux me délivrer. Je te conduirai dans une salle où tu verras sur un grand bahut de chêne un gros chien noir. Il me garde captive. Tu serreras très fort ma main droite, à tel point que le sang jaillira de mes doigts. Surtout ne te laisse pas effrayer par les hurlements du chien. Alors je serai délivrée et toi, tu seras riche. Ce coffre contient un trésor fabuleux dont tu donneras la moitié aux pauvres ; le reste t’appartiendra. "


La dame retourna au château où elle redevint blanc nuage et disparut. Jacob Gebhardt rentra chez lui mais ne dormit guère. Ce qu’il avait vécu dans le vallon du Sembach ressemblait à un rêve; pourtant il n’avait pas dormi pendant sa ronde de nuit. Il n’en parla à personne, craignant qu’on se moquât de lui. La nuit suivante, s’étant muni de deux torches et d’un briquet, Jacob mit son fusil à l’épaule comme pour une ronde normale. Il remonta d’un bon pas le Kleintal et le sentier du Seelbourg pour observer par le haut la ruine du Reichenstein. Il n’y remarqua rien de suspect. Peu à peu il fut obsédé par le doute et la honte de s’être fait prendre naïvement à une illusion ou un rêve. Arrivé en haut de sa course il prit pourtant le vallon du Sembach appelé Grosstal et dévala allègrement le sentier.

Il était environ minuit lorsqu’il arriva à la hauteur de la ruine. Il accrocha son arme au chêne auquel il s’était adossé la veille. Il entreprit d’allumer les deux torches. Sitôt que brillèrent les deux flammes, le sentier devint un chemin dallé et la ruine de Reichenstein fut métamorphosée en un édifice intact et illuminé.


Sortant du portail largement ouvert, la Dame Blanche vint à la rencontre de notre forestier qui aussitôt, se sentit rassuré, heureux, euphorique. Elle prit une des torches dans sa main gauche, et donna sa droite à son nouveau chevalier, lui recommandant de ne pas la lâcher. Par un bel escalier illuminé miraculeusement, la Dame conduisit le garde-chasse vers la salle des chevaliers, une pièce avec cheminée, table massive, et contre le mur, le coffre fatidique sur lequel s’allongeait un énorme chien noir. Jacob serra la main droite de toutes ses forces. Le furieux animal se mit à hurler si fort, si affreusement, ouvrant une gueule si menaçante, que le chasseur d’ordinaire courageux retira sa main et s’apprêtait à fuir.

Il entendit encore la pauvre Dame Blanche dire d’une voix brisée :

" Il me faudra donc attendre neuf fois quatre vingt dix neuf ans jusqu’à ce que je croise enfin le chêne dont les planches serviront à confectionner le berceau de l’homme qui pourra me délivrer. "

 
 

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