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Le coin de Gilbert

 
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GILBERT01
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MessagePosté le: Ven 5 Sep - 14:44 (2014)    Sujet du message: Le coin de Gilbert Répondre en citant


Dominique Vivant, baron de Denon
JPEG - 8.4 koBaron de Denon
Né à Givry, près de Châlons s/Saône, le 4 janvier 1747, mort à Paris le 28 avril 1825, Denon est originaire de la petite noblesse et plus connu jusqu’à la Révolution comme le chevalier de Non.

En 1769, il gagne Paris pour y poursuivre ses études de droit, ses parents le destinant à la magistrature. Il en profite pour travailler le dessin et la gravure et trouva le temps d’écrire une comédie en trois actes et en prose, « Julie et le Bon Père », (1769) oeuvre médiocre qui ne fut jamais jouée et à laquelle se borna sa carrière d’auteur dramatique.

Vif d’esprit, élégant dans ses manières il entre à la cour. Louis XV lui confie la gestion du cabinet des Médailles, créé pour satisfaire Mme de Pompadour, puis devient gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi.

Il se fait connaître dans le monde des lettres et devient secrétaire d’ambassade à Saint-Pétersbourg de 1772 à 1774. À l’avènement de Louis XVI, il est distingué par le comte de Vergennes, nouveau ministre des Affaires étrangères, qui lui donne une mission en Suisse. C’est pour lui l’occasion de se faire recevoir à Ferney par Voltaire.

En 1777, il publie dans les Mélanges littéraires, ou Journal des dames, un conte intitulé Point de lendemain, plusieurs fois réédité au cours du XIXe siècle. Poursuivant sa carrière à Naples où il avait été nommé, en 1776, attaché d’ambassade. Denon est promu chargé d’affaires en 1782.

Il revient à Versailles en 1785, la reine des Deux-Siciles ayant demandé qu’il soit mis fin à sa mission diplomatique. Sa pension de diplomate s’ajoutant à la fortune héritée de son père lui permettent de se consacrer entièrement aux beaux-arts.

Il entre à l’Académie en 1787 en qualité de graveur et, l’année suivante, se rend en Italie du Nord, où Venise et Florence où il séjournera pendant cinq ans. La Révolution lui ayant fait perdre une partie de ses revenus, ainsi que la crainte d’être mis sur la liste des émigrés, l’incitent à rentrer en France.

C’est en pleine Terreur, le 10 décembre 1793, qu’il arrive à Paris. Il redresse habilement sa situation un instant compromise, et avec la l’aide de son ami David qu’il avait connu à Naples et qui était devenu un farouche sans-culotte , il devient le citoyen Denon. Il est nommé graveur national par Robespierre et, ainsi, vit à l’aise pendant cette période. Sous le Directoire, il fréquente le salon de Joséphine de Beauharnais. Bonaparte, dont il a gagné l’amitié, le fait participer à l’expédition d’Égypte.

En 1802, il publie un Voyage dans la Basse et la Haute Égypte pendant les campagnes du général Bonaparte, qui obtient un gros succès et dont on fait plusieurs traductions. Le 24 novembre de la même année, Denon est nommé Directeur du Musée central des Arts.Le 28 janvier 1803, il entre à l’Institut dans la classe des Beaux-Arts, section de la peinture. Denon publie aussi un rapport sur les antiquités prises en Italie. Bientôt, sur les directives de Napoléon, il est à la direction des arts, des monnaies, des médailles des Musées nationaux et de Versailles. Il accomplit alors une énorme tâche, notamment au Louvre, enrichi par les campagnes révolutionnaires et les guerres de l’Empire. Suivant lui-même la Grande Armée à travers l’Europe, il choisit avec un goût très sûr les chefs-d’œuvre des musées étrangers et les fait transporter au Louvre.

En 1814, Louis XVIII le maintient à la direction générale des Musées, mais lorsqu’il faut, après Waterloo, restituer les œuvres d’art aux Alliés, il préfère démissionner. Auparavant il va se battre une dernière fois pour conserver au Louvre le tableau « Les noces de Cana » de Véronèse. Pour convaincre l’empereur d’Autriche, dont dépend désormais Venise, Denon lui explique que tout nouveau déplacement serait fatal à cette peinture de soixante six mètres carrés. Malgré ce sauvetage de dernière minute, ce sont près de 5000 pièces qui seront rendues, la moitié étant des peintures.

Il se retire dans son appartement du quai Voltaire dont il a fait un véritable musée et y fait, jusqu’à sa mort (1825), les honneurs de son riche cabinet. Entre autres richesses, il possédait le Gilles de Watteau ; lui-même est l’auteur de plus de trois cents gravures.

Son immense culture, le charme de sa conversation et ses manières affables, faisaient de lui un convive recherché. Napoléon, qui avait découvert en Egypte son exceptionnel courage physique et moral, ainsi que sa grande puissance de travail, se reposait sur son jugement artistique. Le baron Denon sut aussi se faire aimer des artistes de son temps qu’il aida de maintes façons, tout en se montrant très exigeant sur la qualité de leurs travaux.


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MessagePosté le: Ven 5 Sep - 14:44 (2014)    Sujet du message: Publicité

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