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poeme la carotte l oeuf et le cafe
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GILBERT01






MessagePosté le: Dim 21 Sep - 14:04 (2014)    Sujet du message: L ADVERSITE Répondre en citant

Revue du message précédent :

L'adversité.





La carotte, l'oeuf et le café.

Vous ne regarderez plus jamais une tasse de café de la même façon.

Une jeune femme va chez sa mère et lui dit que sa vie est tellement difficile qu'elle ne sait pas si elle peut continuer. Elle veut abandonner, elle est fatiguée de se battre tout le temps. Il semble qu'aussitôt qu'un problème est réglé, un autre apparaît.

Sa mère l'amena dans la cuisine. Elle remplit trois chaudrons d'eau et les place chacun sur la cuisinière à feu élevé. Bientôt, l'eau commence à bouillir.

Dans le premier chaudron, elle place des carottes, dans le deuxième, elle met des oeufs et dans le troisième, elle met des grains de café moulus. Elle les laisse bouillir sur le feu sans dire un mot. Après 20 minutes, elle retourne à la cuisinière. Elle sort les carottes et les place dans un bol. Elle sort les oeufs et les place dans un bol. Puis, elle verse le café dans une carafe.

Se tournant vers sa fille, elle dit : "Dis-moi, que vois-tu?"

"Des carottes, des oeufs et du café", répondit sa fille.

La femme l'amena plus près et lui demanda de toucher les carottes. La fille leur toucha et nota qu'elles étaient toutes molles et souples. La mère lui demanda alors de prendre un oeuf et de le briser. La fille enleva la coquille d'un oeuf et observa qu'il était cuit dur. Finalement, la mère lui demande de goûter au café. La fille sourit comme elle goûtait son arôme riche.

La fille demanda alors, "Qu'est-ce que ça veut dire maman?"
Sa mère lui expliqua que chaque objet avait fait face à la même eau bouillante, mais que chacun avait réagit différemment.

La carotte y est entrée forte, dure et solide. Mais après être passée dans l'eau bouillante, elle a ramolli et est devenue faible.

L'oeuf était fragile avec l'intérieur fluide. Mais après être passé dans l'eau bouillante, son intérieur est devenu dur.

Quant aux grains de café, eux, ont réagi de façon unique. Après avoir été dans l'eau bouillante, ils ont changé l'eau.

"Lequel es-tu?", demanda la mère à sa fille. "Lorsque l'adversité frappe à ta porte, comment réponds-tu? Es-tu une carotte, un oeuf ou un grain de café?"

Penses-y?

Suis-je la carotte qui semble forte, mais qui dans la douleur et l'adversité devient molle et perd sa force?

Suis-je un oeuf qui commence avec un coeur malléable, mais change avec les problèmes? Ai-je un esprit fluide qui devient dur et inflexible dans la douleur?
Est-ce que ma coquille ne change pas, mais mon intérieur devient encore plus dur?

Ou suis-je comme un grain de café? Le grain change l'eau, il change la source de sa douleur. Lorsque l'eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur. Si tu es comme un grain de café, tu deviens meilleure et change la situation autour de toi lorsque les choses en sont à leur pire.

Comment faites-vous face à l'adversité? Comme une carotte, un oeuf ou un grain de café?
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MessagePosté le: Dim 21 Sep - 14:04 (2014)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 21 Sep - 19:07 (2014)    Sujet du message: plerure le soir Répondre en citant



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MessagePosté le: Lun 22 Sep - 17:53 (2014)    Sujet du message: le cure et le mort Répondre en citant

Le Curé et le Mort

Un mort s'en allait tristement
S'emparer de son dernier gîte ;
Un Curé s'en allait gaiement
Enterrer ce mort au plus vite.
Notre défunt était en carrosse porté,
Bien et dûment empaqueté,
Et vêtu d'une robe, hélas ! qu'on nomme bière,
Robe d'hiver, robe d'été,
Que les morts ne dépouillent guère.
Le Pasteur était à côté,
Et récitait à l'ordinaire
Maintes dévotes oraisons,
Et des psaumes et des leçons,
Et des versets et des répons :
Monsieur le Mort, laissez-nous faire,
On vous en donnera de toutes les façons ;
Il ne s'agit que du salaire.
Messire Jean Chouart couvait des yeux son mort,
Comme si l'on eût dû lui ravir ce trésor,
Et des regards semblait lui dire :
Monsieur le Mort, j'aurai de vous
Tant en argent, et tant en cire,
Et tant en autres menus coûts.
Il fondait là-dessus l'achat d'une feuillette
Du meilleur vin des environs ;
Certaine nièce assez propette
Et sa chambrière Pâquette
Devaient voir des cotillons.
Sur cette agréable pensée
Un heurt survient, adieu le char.
Voilà Messire Jean Chouart
Qui du choc de son mort a la tête cassée :
Le Paroissien en plomb entraîne son Pasteur ;
Notre Curé suit son Seigneur ;
Tous deux s'en vont de compagnie.
Proprement toute notre vie ;
Est le curé Chouart, qui sur son mort comptait,
Et la fable du Pot au lait.


Extrait du Livre VII de Jean de La Fontaine


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MessagePosté le: Mar 23 Sep - 19:23 (2014)    Sujet du message: ne te etourne pas Répondre en citant



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MessagePosté le: Ven 26 Sep - 17:26 (2014)    Sujet du message: POEME BEL AUTOMNE Répondre en citant

Novembre

Captif de l'hiver dans ma chambre

Et las de tant d'espoirs menteurs,

Je vois dans un ciel de novembre,

Partir les derniers migrateurs.



Ils souffrent bien sous cette pluie ;

Mais, au pays ensoleillé,

Je songe qu'un rayon essuie

Et réchauffe l'oiseau mouillé.



Mon âme est comme une fauvette

Triste sous un ciel pluvieux ;

Le soleil dont sa joie est faite

Est le regard de deux beaux yeux ;



Mais loin d'eux elle est exilée ;

Et, plus que ces oiseaux, martyr,

Je ne puis prendre ma volée

Et n'ai pas le droit de partir.

François Coppée






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MessagePosté le: Sam 27 Sep - 17:34 (2014)    Sujet du message: poeme l ecureuil Répondre en citant

L'écureuil

Dans le tronc d'un platane

Se cache une cabane.

Un petit écureuil

Est assis sur le seuil.

Il mange des cerises,

Tricote une chemise ;

Recrache les noyaux,

Se tricote un maillot ;

Attaque les noisettes,

Fait des gants, des chaussettes...

Qu'importe s'il fait froid !

Tant pis si vient l'hiver !

Une maille à l'endroit,

Une maille à l"envers :

L'écureuil, fort adroit,

Se fait des pull-overs.

Jean Luc Moreau


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MessagePosté le: Mar 7 Oct - 16:48 (2014)    Sujet du message: UN FOU ET UN SAGE Répondre en citant

Un Fou et un Sage

Certain Fou poursuivait à coups de pierre un Sage.
Le Sage se retourne et lui dit : Mon ami,
C'est fort bien fait à toi ; reçois cet écu-ci :
Tu fatigues assez pour gagner davantage.
Toute peine, dit-on, est digne de loyer.
Vois cet homme qui passe ; il a de quoi payer.
Adresse-lui tes dons, ils auront leur salaire.
Amorcé par le gain, notre Fou s'en va faire
Même insulte à l'autre Bourgeois.
On ne le paya pas en argent cette fois.
Maint estafier accourt ; on vous happe notre homme,
On vous l'échine, on vous l'assomme.
Auprès des Rois il est de pareils fous :
A vos dépens ils font rire le Maître.
Pour réprimer leur babil, irez-vous
Les maltraiter ? Vous n'êtes pas peut-être
Assez puissant. Il faut les engager
A s'adresser à qui peut se venger.


Extrait du Livre XII de Jean de La Fonta


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MessagePosté le: Jeu 9 Oct - 16:20 (2014)    Sujet du message: les devineresses Répondre en citant

Les Devineresses

C'est souvent du hasard que naît l'opinion ;
Et c'est l'opinion qui fait toujours la vogue.
Je pourrais fonder ce prologue
Sur gens de tous états ; tout est prévention,
Cabale, entêtement, point ou peu de justice :
C'est un torrent ; qu'y faire ? Il faut qu'il ait son cours.
Cela fut et sera toujours.
Une femme à Paris faisait la Pythonisse.
On l'allait consulter sur chaque événement :
Perdait-on un chiffon, avait-on un amant,
Un mari vivant trop, au gré de son épouse,
Une mère fâcheuse, une femme jalouse ;
Chez la Devineuse on courait,
Pour se faire annoncer ce que l'on désirait.
Son fait consistait en adresse.
Quelques termes de l'art, beaucoup de hardiesse,
Du hasard quelquefois, tout cela concourait :
Tout cela bien souvent faisait crier miracle.
Enfin, quoique ignorante à vingt et trois carats,
Elle passait pour un oracle.
L'oracle était logé dedans un galetas.
Là cette femme emplit sa bourse,
Et sans avoir d'autre ressource,
Gagne de quoi donner un rang à son mari :
Elle achète un office, une maison aussi.
Voilà le galetas rempli
D''une nouvelle hôtesse, à qui toute la ville,
Femmes, filles, valets, gros Messieurs, tout enfin,
Allait comme autrefois demander son destin :
Le galetas devint l'antre de la Sibylle.
L'autre femelle avait achalandé ce lieu.
Cette dernière femme eut beau faire, eut beau dire,
Moi devine ! on se moque ; Eh Messieurs, sais-je lire ?
Je n'ai jamais appris que ma croix de par-dieu.
Point de raison ; fallut deviner et prédire,
Mettre à part force bons ducats,
Et gagner malgré soi plus que deux Avocats.
Le meuble et l'équipage aidaient fort à la chose :
Quatre sièges boiteux, un manche de balai,
Tout sentait son sabbat et sa métamorphose :
Quand cette femme aurait dit vrai
Dans une chambre tapissée,
On s'en serait moqué ; la vogue était passée
Au galetas ; il avait le crédit :
L'autre femme se morfondit.
L'enseigne fait la chalandise.
J'ai vu dans le Palais une robe mal mise
Gagner gros : les gens l'avaient prise
Pour maître tel, qui traînait après soi
Force écoutants ; demandez-moi pourquoi.


Extrait du Livre VII de Jean de La Fontai


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MessagePosté le: Ven 10 Oct - 17:27 (2014)    Sujet du message: LE CHEVAL ET LE POULAIN Répondre en citant

Le cheval et le poulain

Un bon père cheval, veuf, et n’ayant qu’un fils,
L’élevait dans un pâturage
Où les eaux, les fleurs et l’ombrage
Présentaient à la fois tous les biens réunis.
Abusant pour jouir, comme on fait à cet âge,
Le poulain tous les jours se gorgeait de sainfoin,
Se vautrait dans l’herbe fleurie,
Galopait sans objet, se baignait sans envie,
Ou se reposait sans besoin.
Oisif et gras à lard, le jeune solitaire
S’ennuya, se lassa de ne manquer de rien.
Le dégoût vint bientôt : il va trouver son père :
Depuis longtemps, dit-il, je ne me sens pas bien ;
Cette herbe est malsaine et me tue ;
Ce trèfle est sans saveur, cette onde est corrompue,
L’air qu’on respire ici m’attaque les poumons ;
Bref, je meurs si nous ne partons.
Mon fils, répond le père, il s’agit de ta vie,
A l’instant même il faut partir.
Sitôt dit, sitôt fait, ils quittent leur patrie.
Le jeune voyageur bondissait de plaisir.
Le vieillard, moins joyeux, allait un train plus sage,
Mais il guidait l’enfant, et le faisait gravir
Sur des monts escarpés, arides, sans herbage,
Où rien ne pouvait le nourrir.
Le soir vint, point de pâturage ;
On s’en passa. Le lendemain,
Comme l’on commençait à souffrir de la faim,
On prit du bout des dents une ronce sauvage.
On ne galopa plus le reste du voyage ;
A peine après deux jours allait-on même au pas.
Jugeant alors la leçon faite,
Le père va reprendre une route secrète
Que son fils ne connaissait pas,
Et le ramène à la prairie
Au milieu de la nuit.
Dès que notre poulain
Retrouve un peu d’herbe fleurie,
Il se jette dessus :
Ah ! l’excellent festin !
La bonne herbe ! dit-il ; comme elle est douce et tendre !
Mon père, il ne faut pas s’attendre
Que nous puissions rencontrer mieux ;
Fixons-nous pour jamais dans ces aimables lieux.
Quel pays peut valoir cet asile champêtre ?
Comme il parlait ainsi, le jour vint à paraître :
Le poulain reconnaît le pré qu’il a quitté ;
Il demeure confus.
Le père avec bonté
Lui dit : Mon cher enfant, retiens cette maxime :
Quiconque jouit trop est bientôt dégoûté ;
Il faut au bonheur du régime.

par Jean-Pierre Clarisse de Florian


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MessagePosté le: Lun 13 Oct - 17:37 (2014)    Sujet du message: la goutte et l araignee Répondre en citant

La Goutte et l'Araignée

Quand l'Enfer eut produit la Goutte et l'Araignée,
"Mes filles, leur dit-il, vous pouvez vous vanter
D'être pour l'humaine lignée
Egalement à redouter.
Or avisons aux lieux qu'il vous faut habiter.
Voyez-vous ces cases étrètes,
Et ces palais si grands, si beaux, si bien dorés ?
Je me suis proposé d'en faire vos retraites.
Tenez donc, voici deux bûchettes ;
Accommodez-vous, ou tirez.
- Il n'est rien, dit l'Aragne, aux cases qui me plaise. "
L'autre, tout au rebours, voyant les Palais pleins
De ces gens nommés Médecins,
Ne crut pas y pouvoir demeurer à son aise.
Elle prend l'autre lot, y plante le piquet,
S'étend à son plaisir sur l'orteil d'un pauvre homme,
Disant : "Je ne crois pas qu'en ce poste je chomme,
Ni que d'en déloger et faire mon paquet
Jamais Hippocrate me somme."
L'Aragne cependant se campe en un lambris,
Comme si de ces lieux elle eût fait bail à vie,
Travaille à demeurer : voilà sa toile ourdie,
Voilà des moucherons de pris.
Une servante vient balayer tout l'ouvrage.
Autre toile tissue, autre coup de balai.
Le pauvre Bestion tous les jours déménage.
Enfin, après un vain essai,
Il va trouver la Goutte. Elle était en campagne,
Plus malheureuse mille fois
Que la plus malheureuse Aragne.
Son hôte la menait tantôt fendre du bois,
Tantôt fouir, houer. Goutte bien tracassée
Est, dit-on, à demi pansée.
"Oh! je ne saurais plus, dit-elle, y résister.
Changeons, ma soeur l'Aragne." Et l'autre d'écouter :
Elle la prend au mot, se glisse en la cabane :
Point de coup de balai qui l'oblige à changer.
La Goutte, d'autre part, va tout droit se loger
Chez un Prélat, qu'elle condamne
A jamais du lit ne bouger.
Cataplasmes, Dieu sait. Les gens n'ont point de honte
De faire aller le mal toujours de pis en pis.
L'une et l'autre trouva de la sorte son conte ;
Et fit très sagement de changer de logis.


Extrait du Livre III de Jean de La Fontaine |


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MessagePosté le: Mer 15 Oct - 17:13 (2014)    Sujet du message: L ENFANT ET LE MAITRE D ECOLE Répondre en citant

L'enfant et le Maître d'école

Dans ce récit je prétends faire voir
D'un certain sot la remontrance vaine.
Un jeune enfant dans l'eau se laissa choir,
En badinant sur les bords de la Seine.
Le Ciel permit qu'un saule se trouva,
Dont le branchage, après Dieu, le sauva.
S'étant pris, dis-je, aux branches de ce saule,
Par cet endroit passe un Maître d'école.
L'Enfant lui crie : "Au secours ! je péris. "
Le Magister, se tournant à ses cris,
D'un ton fort grave à contre-temps s'avise
De le tancer : "Ah! le petit babouin !
Voyez, dit-il, où l'a mis sa sottise !
Et puis, prenez de tels fripons le soin.
Que les parents sont malheureux qu'il faille
Toujours veiller à semblable canaille !
Qu'ils ont de maux ! et que je plains leur sort ! "
Ayant tout dit, il mit l'enfant à bord.
Je blâme ici plus de gens qu'on ne pense.
Tout babillard, tout censeur, tout pédant,
Se peut connaître au discours que j'avance :
Chacun des trois fait un peuple fort grand ;
Le Créateur en a béni l'engeance.
En toute affaire ils ne font que songer
Aux moyens d'exercer leur langue.
Hé ! mon ami, tire-moi de danger :
Tu feras après ta harangue.


Extrait du Livre I de Jean de La Fontaine


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MessagePosté le: Mar 21 Oct - 16:51 (2014)    Sujet du message: le cure et le mort Répondre en citant

Le Curé et le Mort

Un mort s'en allait tristement
S'emparer de son dernier gîte ;
Un Curé s'en allait gaiement
Enterrer ce mort au plus vite.
Notre défunt était en carrosse porté,
Bien et dûment empaqueté,
Et vêtu d'une robe, hélas ! qu'on nomme bière,
Robe d'hiver, robe d'été,
Que les morts ne dépouillent guère.
Le Pasteur était à côté,
Et récitait à l'ordinaire
Maintes dévotes oraisons,
Et des psaumes et des leçons,
Et des versets et des répons :
Monsieur le Mort, laissez-nous faire,
On vous en donnera de toutes les façons ;
Il ne s'agit que du salaire.
Messire Jean Chouart couvait des yeux son mort,
Comme si l'on eût dû lui ravir ce trésor,
Et des regards semblait lui dire :
Monsieur le Mort, j'aurai de vous
Tant en argent, et tant en cire,
Et tant en autres menus coûts.
Il fondait là-dessus l'achat d'une feuillette
Du meilleur vin des environs ;
Certaine nièce assez propette
Et sa chambrière Pâquette
Devaient voir des cotillons.
Sur cette agréable pensée
Un heurt survient, adieu le char.
Voilà Messire Jean Chouart
Qui du choc de son mort a la tête cassée :
Le Paroissien en plomb entraîne son Pasteur ;
Notre Curé suit son Seigneur ;
Tous deux s'en vont de compagnie.
Proprement toute notre vie ;
Est le curé Chouart, qui sur son mort comptait,
Et la fable du Pot au lait.


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MessagePosté le: Jeu 23 Oct - 17:01 (2014)    Sujet du message: LE MIRAGE Répondre en citant

Léon-Pamphile LE MAY (1837-1918)


Le mirage

C'est le désert lugubre après l'âpre savane,
Le ciel de feu, le sable épais, l'air étouffant.
D'une terreur étrange à peine on se défend.
Seul, en ces lieux maudits, l'Arabe se pavane.

Là des sources sans eaux, un palmier qui se fane ;
Là des crânes ouverts par un cheik triomphant.
Mais voici que le ciel à l'horizon se fend,
Et des frissons d'espoir poussent la caravane.

Devant elle, là-bas, dans les sables houleux,
Elle a vu tout à coup resplendir des flots bleus.
Sa soif brûlante enfin sera donc assouvie.

Haletante, elle court secouant sa torpeur,
Vers l'horizon de flamme où luit ce lac trompeur ...
Et c'est ainsi, mon Dieu ! qu'on traverse la vie


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MessagePosté le: Ven 24 Oct - 17:27 (2014)    Sujet du message: DIT PAPA JE TAIME Répondre en citant

PAPA

Je retrouve en Toi,
un exemple à suivre dans la vie.

Je retrouve en Toi,
le courage qui me permet de traverser les épreuves.

Je retrouve en Toi,
l’amour et l’affection dont on tant besoin.

Je retrouve en Toi,
l’équilibre et la force qui me tiennent debout.

Je retrouve en TOI,
les encouragements qui me permettent de me réaliser.

Je retrouve en Toi,
Papa, quelqu’un que je respecterai et aimerai toujours


PAPA

Ce jour-là le soleil s’est caché dans mon cœur. Il s’est éteint et toutes les larmes du ciel l’ont envahi.

J’ai eu beau dessiner son visage, lui écrire, m’abandonner sur des souvenirs mais rien n’y fait.

PAPA pourquoi? Ce long trajet sans toi! Tous ces bonheurs que nous aurions pu partager.

Te souviens-tu? Tu étais si fier de moi? J’étais une étudiante brillante et mon bal de récompense était tout près. Mais tu n’étais pas là, PAPA. Toi qui voulais ma réussite! Oh! Je sais ta présence m’a toujours accompagné dans toute la nature…car la nature c’est la vie!

À mon bras, tu ne m’as pas accompagné et c’est avec les yeux brouillés par les larmes que maman m’a accompagné. Et j’ai marché fièrement vers ma remise de diplôme. Vêtue de cette magnifique robe jaune surpiquée de petites marguerites jaunes! Oui, j’étais malgré tout si fière.

Et puis, j’ai trouvé un travail…et encore une fois, j’ai senti ta présence. Puisque j’ai travaillé comme secrétaire là où toi-même tu avais travaillé tant d’années pour subvenir à nos besoins à maman et tes enfants!

Le grand jour est venu, mon mariage…encore une fois, tu n’étais pas là! Et c’est encore maman les yeux cachés par les larmes que j’ai dit « OUI » à celui qui partagerait ma vie.

Je n’ai pas d’enfant PAPA. Serais-ce que j’ai voulu ne pas le faire souffrir? Serais-ce le destin? J’ai fait mien le fils de mon frère, ton fils. Et je l’aime de tout mon cœur!

Tu vois, PAPA, ce matin, il fait froid dehors mais dans mon cœur tout est encore bien chaud pour toi!

Aucun hiver ne pourra effacer l’été que tu fais naître dans mon cœur,

PAPA


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MessagePosté le: Sam 25 Oct - 15:54 (2014)    Sujet du message: A CUPIDON Répondre en citant

Pierre de RONSARD (1524-1585)


A Cupidon

Le jour pousse la nuit,
Et la nuit sombre
Pousse le jour qui luit
D'une obscure ombre.

L'Autonne suit l'Esté,
Et l'aspre rage
Des vents n'a point esté
Apres l'orage.

Mais la fièvre d'amours
Qui me tourmente,
Demeure en moy tousjours,
Et ne s'alente.

Ce n'estoit pas moy, Dieu,
Qu'il falloit poindre,
Ta fleche en autre lieu
Se devoit joindre.

Poursuy les paresseux
Et les amuse,
Mais non pas moy, ne ceux
Qu'aime la Muse.

Helas, delivre moy
De ceste dure,
Qui plus rit, quand d'esmoy
Voit que j'endure.

Redonne la clarté
A mes tenebres,
Remets en liberté
Mes jours funebres.

Amour sois le support
De ma pensée,
Et guide à meilleur port
Ma nef cassée.

Tant plus je suis criant
Plus me reboute,
Plus je la suis priant
Et moins m'escoute.

Ne ma palle couleur
D'amour blesmie
N'a esmeu à douleur
Mon ennemie.

Ne sonner à son huis
De ma guiterre,
Ny pour elle les nuis
Dormir à terre.

Plus cruel n'est l'effort
De l'eau mutine
Qu'elle, lors que plus fort
Le vent s'obstine.

Ell' s'arme en sa beauté,
Et si ne pense
Voir de sa cruauté
La récompense.

Monstre toy le veinqueur,
Et d'elle enflame
Pour exemple le coeur
De telle flame,

Qui la soeur alluma
Trop indiscrete,
Et d'ardeur consuma
La Royne en Crete


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MessagePosté le: Dim 26 Oct - 13:02 (2014)    Sujet du message: OCEANO NOX Répondre en citant

Victor HUGO (1802-1885)


Oceano nox

Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !

Combien de patrons morts avec leurs équipages !
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots !

Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.
Oh ! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !

On s'entretient de vous parfois dans les veillées.
Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées,
Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures,
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !

On demande : - Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? -
Puis votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli.

Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encor de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !

Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont !

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!


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