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GILBERT01






MessagePosté le: Dim 26 Oct - 13:02 (2014)    Sujet du message: OCEANO NOX Répondre en citant

Revue du message précédent :

Victor HUGO (1802-1885)


Oceano nox

Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !

Combien de patrons morts avec leurs équipages !
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots !

Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.
Oh ! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !

On s'entretient de vous parfois dans les veillées.
Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées,
Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures,
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !

On demande : - Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? -
Puis votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli.

Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encor de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !

Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont !

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!
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MessagePosté le: Dim 26 Oct - 13:02 (2014)    Sujet du message: Publicité

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GILBERT01
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MessagePosté le: Dim 26 Oct - 17:09 (2014)    Sujet du message: LE LABOUREUR SOLDAT Répondre en citant

François FABIÉ (1846-1928)


Le laboureur soldat

Laboureur ! - Il n'était, ne voulut jamais être
Que laboureur ; - un beau laboureur, lent et doux
Et fort comme ses boeufs, qui l'aimaient entre tous
Leurs bouviers, et venaient très docilement mettre,
Dès son premier appel, leurs cornes et leurs cous
Sous le dur joug en bois de hêtre...

A vingt ans il dut les quitter, étant conscrit ;
Mais, libéré, vers eux il revint à la hâte,
Et, dès le lendemain de son retour, reprit
Avec eux le labeur qui soulève, pétrit
Et repétrit le soi comme une bonne pâte
Dont le blé futur se nourrit...

Un soir qu'il leur chantait le vieil air sans paroles
Qu'ils comprennent fort bien et qui rythme leurs pas.
Et qui les fait marcher encor quand ils sont las,
Au petit clocher bleu soudain les cloches folles
S'agitèrent dans un furieux branle-bas...
Surpris, il s'arrête : Est-ce un glas ?

Non. - Le gai carillon des veilles de dimanche ?
Non plus. - Quelque incendie ? Ah ! certes ! Et partout
Des gens courent : " La guerre !... on mobilise ! " Au bout
Du sillon brun, le laboureur lâche le manche,
Dételle : " Adieu, mes boeufs ! " Il part, et le trois août
Il labourait pour la Revanche.

Il porta le fusil et le sac vaillamment,
Mais sans fanfaronnade et sans emballement,
Se battit à Namur, fut blessé, guérit vite,
Fut blessé de nouveau..., puis, comme nul n'évite
Sa destinée, alla périr obscurément
Dans cette presqu'île maudite

Où sur un sol ingrat sans verdure et sans eaux,
Sous la soif et la faim, les obus et les balles,
Tant de pauvres enfants, des meilleurs, des plus beaux,
- Ainsi qu'au grand soleil des épis sous la faux, -
Si follement, si loin des campagnes natales,
Tombèrent dans de vains assauts...

Mon laboureur qui tant aimait son coin de terre,
Ses genêts, ses prés verts et ses coteaux herbeux,
Et la source où, le soir, il abreuvait ses boeufs,
Et sa ferme, et peut-être, avec crainte et mystère
D'un amour patient qu'il devait encor taire,
La fille d'un maître ombrageux ;

Le voyez-vous mourir longuement sur le sable,
Là-bas, dans un pays atroce de païens,
Les yeux martyrisés par l'azur implacable,
Sans un regard ami de son ciel ni des siens,
Sans que nul sur sa lèvre, à l'instant redoutable,
Mît le signe aimé des chrétiens !...

Pauvre petit soldat, ta mort, dont on ignore
L'heure et le lieu, ne t'aura point valu la croix ;
Que dis-je ! tu n'as pas même celle de bois
Sur ta tombe perdue et que rien ne décore,
Ni les ordres du jour flatteurs qui font encore
Qu'on parle de vous quelquefois.

Puisse le Dieu que tu servais et qui dénombre
Exactement les morts et sait où sont leurs os,
Sur le tertre où tu dors mettre au moins un peu d'ombre
Et, quand vient la saison où migrent nos oiseaux,
Faire gémir sur toi les ramiers du bois sombre
Qui couvrit nos communs berceaux ;

Et puisse-t-il donner à ceux-là qui te pleurent,
Mais qui ne doutent pas de l'éternel revoir,
La résignation, soeur tendre de l'espoir,
Et leur persuader que les jeunes qui meurent
En faisant comme toi simplement leur devoir
Doublent l'ange veillant sur les vieux qui demeurent


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GILBERT01
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MessagePosté le: Lun 27 Oct - 12:26 (2014)    Sujet du message: MAMAN AIME LES ROSES Répondre en citant

Johnny Farago
MAMAN AIMAIT LES ROSES


Oh maman aimait les roses
L'été lui semblait bon
Mais chaque hiver morose
N'avait aucun pardon

Oh maman aimait les roses
Et quand elle le pouvait
Elle décorait chaque chose
Sachant qu'on admirait

Les cloches du dimanche
Me rappellent les larmes
Que je versais chaque fois
Chaque fois qu'elle chantait

Oh maman aimait les roses
L'été lui semblait bon
Aujourd'hui, elle repose
Veillant sur ces garçons

Tu sais je prends toujours soin de la famille maman
Et je conserve aussi tes roses
Ce n'est plus comme avant
Mais pour moi, tu es toujours la maman

Oh maman aimait les roses
L'été lui semblait bon
Aujourd'hui, elle repose
Là où les plus belles roses sont

Oh maman aimait les roses
Hum hum hum
Oh maman aimait les roses
Hum hum hum
Oh maman aimait les roses
Hum hum hum

Bonne semaine


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:29 (2017)    Sujet du message: poeme la carotte l oeuf et le cafe

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